DIRECT. Emmanuel Macron ciblé par Pegasus : "Si ces faits sont avérés, ils sont très graves", réagit l'Elysée

Le président de la République, Emmanuel Macron, téléphone durant un sommet de l\'Union européenne à Bruxelles (Belgique), le 20 juillet 2020.
Le président de la République, Emmanuel Macron, téléphone durant un sommet de l'Union européenne à Bruxelles (Belgique), le 20 juillet 2020. (JOHN THYS / POOL / AFP)

Selon les informations de France Inter, le président prend l’affaire très au sérieux et des vérifications sont en cours.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a été surveillé par le logiciel espion Pegasus, pour le compte du Maroc, révèle mardi 20 juillet le consortium international de journalistes Forbidden Stories et ses 16 partenaires, dont la cellule investigation de Radio France. Une agence de renseignement du Maroc aurait entré l'un des numéros du chef de l'Etat dans le logiciel espion en 2019, ce qui pourrait lui avoir permis d'accéder à ses conversations privées. "Si ces faits sont avérés, ils sont très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations", réagit l'Elysée à France Inter. Suivez notre direct.

Plusieurs membres du gouvernement visés. Les numéros d'une quinzaine de ministres ou ex-ministres français ont également été sélectionnés en vue d’une possible infection de leur téléphone. Parmi eux, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, ainsi que son épouse, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ou encore, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Là encore, c'est une agence de renseignement marocaine qui aurait lancé cette vaste opération.

Le Maroc nie toute responsabilité. Le gouvernement marocain a qualifié lundi de "mensongères" les informations de Forbidden Stories et de ses partenaires selon lesquelles les services du royaume avaient infiltré les téléphones de plusieurs personnalités étrangères.

Un logiciel espion qui a surveillé de nombreuses personnalités. Nommé Pegasus, ce logiciel espion a été utilisé par plusieurs Etats, dont le Maroc et la Hongrie, pour surveiller des journalistes ou des opposants notoires aux gouvernements en place. Cette surveillance était exercée via les téléphones portables des personnes ciblées. Le logiciel avait accès à l'intégralité de leurs appareils, y compris les conversations sur des services de messagerie chiffrée. Mediapart, dont deux des journalistes ont été visés, a annoncé lundi déposer plainte auprès du parquet de Paris

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