Vente d'armes à l'Arabie saoudite : "Un drame humanitaire se déroule sous nos yeux au Yémen et on y participe"

Le député Sébastien Nadot brandit une bannière à l\'Assemblée nationale, le 19 février 2019.
Le député Sébastien Nadot brandit une bannière à l'Assemblée nationale, le 19 février 2019. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Sébastien Nadot, député ex-LREM de Haute-Garonne, a estimé vendredi sur franceinfo que la Franche devait suspendre les ventes d'armes vers l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour trouver une issue au conflit au Yémen.

"Un drame humanitaire se déroule sous nos yeux au Yémen et on y participe", a réagi vendredi 10 mai sur franceinfo Sébastien Nadot, député ex-LREM de Haute-Garonne, alors que le cargo saoudien qui devait charger des armes ne fera finalement pas d'escale au Havre. Une première victoire pour les deux ONG qui se sont mobilisées contre l'accostage du cargo. Les associations de défense des droits humains soupçonnent que ces armes soient utilisées au Yémen contre des civils.

Pour le député de Haute-Garonne, Sébastien Nadot, il faut désormais aller plus loin : "Suspendre les ventes d’armes vers l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, c’est probablement aujourd’hui la seule solution pour mettre tout le monde autour de la table des négociations et trouver une issue au conflit au Yémen."

"On fait de la diplomatie de la connivence"

En décembre 2018, le député de Haute-Garonne a été exclu du groupe LREM après avoir déposé plainte auprès de la Commission européenne pour vente d'armes illégales et déployé une banderole "La France tue au Yémen", devant l'Assemblée nationale. "Ce qui se passe au Yémen, les experts de l’ONU l'ont qualifié de crime de guerre ! La France ne doit pas exporter d’armes vers des pays qui ne respectent pas le droit international", a-t-il estimé.

L’élu du Gers estime que ces ventes d’armes de la France donnent "une caution orale à l’Arabie saoudite pour continuer de la même manière dans ce conflit. On est dans une situation où on fait de la diplomatie de la connivence".

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