Guerre au Yémen : "Une solution est sur la table, toutes les puissances sont d'accord qu'il faut l'arrêter"

FRANCE INTER

Ce conflit "entraîne des désastres humanitaires absolument inacceptables", a affirmé le secrétaire général des Nation unies.

Le secrétaire général des Nations unies António Guterres demande, lundi 12 novembre sur France Inter, une solution politique à la guerre au Yémen qui constitue selon lui une "impasse" et entraîne "une situation humanitaire désastreuse".

"Je vois que toutes les puissances sont d'accord qu'il faut l'arrêter", assure António Guterres, qui croit en "un consensus des États-Unis, de la Russie, de l'Europe et de beaucoup des états de la région". "Je crois que les circonstances pourront le permettre, c'est le moment", analyse le secrétaire général des Nations Unies. Il affirme qu'une solution a été présentée aux pays acteurs du conflit. Elle est "sur la table" et "la première réaction a été relativement positive", selon lui. Il déplore tout de même une situation "figée" car la coalition semble, selon lui, "déterminée à la conquête d'Hodeida". Des combats sont en cours dans cette ville portuaire stratégique.

Ce conflit, que personne ne gagne, constitue une impasse, qui entraîne des désastres humanitaires absolument inacceptables.

António Guterres

"Une destruction du port d'Hodeida entraînerait une situation catastrophique", rappelle António Guterres. "L'ONU aide huit millions de Yéménites et peut-être jusqu'à 14 millions l'année prochaine", a-t-il expliqué. Depuis 2015, les combats au Yémen ont fait plus de 10 000 morts, majoritairement des civils et plus de 56 000 blessés, selon l'Organisation mondiale de la santé. Des responsables humanitaires estiment que le bilan réel des victimes est bien plus élevé.

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