VIDEO. Affluence à La Mecque pour la fête de l'Aïd Al-Adha

APTN / REUTERS

L'Arabie saoudite a réduit cette année de moitié le nombre de pèlerins, invoquant le risque d'une épidémie provoquée par le coronavirus MERS, dont elle est le foyer principal.

Des centaines de milliers de fidèles ont commencé, mardi 15 octobre, le rituel de lapidation de Satan, à Mina, près de La Mecque (Arabie saoudite), au premier jour de la fête de l'Aïd Al-Adha (ou Aïd El-Kebir), célébrée par les musulmans à travers le monde. Ce rituel marque la fin du hajj, le pèlerinage à La Mecque, qui n'a rassemblé cette année que quelque 1,5 million de fidèles, contre 3,2 millions en 2012. Les fidèles ont passé la nuit dans la vallée proche de Mouzdalifa après avoir prié toute la journée de lundi sur le mont Arafat, le moment fort du pèlerinage.

L'Arabie saoudite a réduit cette année de moitié le nombre de pèlerins autorisés, invoquant le risque d'une épidémie provoquée par le coronavirus Mers, dont elle est le foyer principal. Les autorités ont assuré qu'aucun cas de contamination n'a été recensé parmi les pèlerins alors qu'il a fait ces derniers mois 60 morts dans le monde, dont 51 en Arabie saoudite. Les autorités ont aussi mis en avant des travaux d'agrandissement des lieux saints de La Mecque pour justifier le nombre limité de visas.

Le début du rituel de lapidation de Satan coïncide avec la première journée de la fête de l'Aïd Al-Adha, la fête du sacrifice, célébrée par les musulmans à travers le monde. Il symbolise, selon la tradition musulmane, la résistance à Satan qui est apparu en trois endroits différents au patriarche Abraham pour le dissuader de sacrifier, comme le lui ordonnait Dieu, son fils Ismaël. Alors qu'il s'apprêtait à sacrifier son fils, Abraham a reçu un mouton, qu'il a égorgé à la place.

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