Israël veut accélérer la colonisation, les condamnations pleuvent

Un ouvrier palestinien travaille à la construction d\'une colonie israélienne, le 2 novembre 2011, près de Jérusalem.
Un ouvrier palestinien travaille à la construction d'une colonie israélienne, le 2 novembre 2011, près de Jérusalem. (BAZ RATNER / REUTERS)

L'Etat hébreu a annoncé la construction de deux mille logements supplémentaires à Jérusalem-Est et le gel provisoire du transfert de fonds aux Palestiniens.

Les relations franco-israéliennes se rafraîchissent. Après avoir créé la surprise en votant l'adhésion de la Palestine à l'Unesco le lundi 31 octobre, Paris "condamne" mercredi la décision prise la veille par l'Etat hébreu d'accélérer la colonisation à Jérusalem-Est.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a également prévu de geler provisoirement le transfert de fonds aux Palestiniens, là encore en guise de rétorsion après leur admission à l'agence de l'ONU.

"Illégal", estime la France

Des mesures "illégales au regard du droit international", estime le ministère français des Affaires étrangères. Il appelle également le gouvernement israélien "à maintenir le versement" des fonds destinés à l'Autorité palestinienne, essentiel pour le processus de "construction des institutions palestiniennes sur le terrain".

Reste désormais à attendre la réaction d'Israël. Celui-ci avait prévenu les pays ayant soutenu la Palestine à l'Unesco que leur influence s'amoindrirait.

Les Etats-Unis "profondément déçus"

Plus inquiétant pour l'Etat hébreu : son allié le plus influent désapprouve sa décision. La Maison Blanche, qui a suspendu ses subventions à l'Unesco après l'adhésion de la Palestine, s'est en effet déclarée "profondément déçue" par le choix israélien.

Plus tôt, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, "profondément inquiète", a appelé mercredi Tel-Aviv à revenir sur sa décision. Une réaction similaire à celle du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui s'est dit "profondément préoccupé".

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