Une unité légère des rebelles libyens a fait une incursion vendredi soir dans le port pétrolier de Brega

Les rebelles libyens sur la route entre Ajdabiya et Brega, ville pétrolière située sur la ligne de front (14/07/2011).
Les rebelles libyens sur la route entre Ajdabiya et Brega, ville pétrolière située sur la ligne de front (14/07/2011). (GIANLUIGI GUERCIA / AFP)

Cette incursion dans le territoire contrôlé des troupes de Kadhafi intervient 32h après que les rebelles ont déclenché une offensive sur trois axes pour reprendre le contrôle de la ville.L'Organisation internationale pour les migrations a prévenu que les milliers de migrants restaient bloqués dans des zones désertiques et difficiles d'accès du Sud.

Cette incursion dans le territoire contrôlé des troupes de Kadhafi intervient 32h après que les rebelles ont déclenché une offensive sur trois axes pour reprendre le contrôle de la ville.

L'Organisation internationale pour les migrations a prévenu que les milliers de migrants restaient bloqués dans des zones désertiques et difficiles d'accès du Sud.

Selon Mohammed Zawi, porte-parole de l'armée rebelle à Benghazi, l'unité de reconnaissance rebelle est entrée dans la ville par le nord, avant de se replier à 4 km peu avant minuit heure locale (22h GMT) pour préparer une nouvelle attaque.

Une deuxième unité rebelle attaquant par l'est de Brega se heurtait, elle, à une vive résistance des troupes loyalistes à Kadhafi à environ 10-20 kilomètres de la ville.

Les insurgés tentaient également de dégager plus d'une centaine de mines placées autour de la ville. Ces dernières semaines, la progression des rebelles libyens depuis l'est de Brega a été ralentie par ces mines, qu'ils ont dû dégager pour ouvrir la voie à la poignée de chars T-72 dont ils disposent et à leurs véhicules légers. La prise de Brega remonterait le moral des insurgés, plutôt en berne après des mois d'impasse.

Brega, important port pétrolier niché à la pointe sud-est du Golfe de Syrte, a changé de mains plusieurs fois pendant la guerre civile en Libye, qui va bientôt entrer dans son cinquième mois.

Des milliers de migrants toujours bloqués en Libye
625.000 migrants ont fuit la Libye depuis février, mais des milliers d'autres restent bloqués dans des zones désertiques et difficiles d'accès du Sud, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Avant la guerre civile, la Libye comptait 1,5 à 2,5 millions de migrants originaires pour la plupart d'Afrique sub-saharienne et d'Asie, employés dans l'industrie pétrolière, le bâtiment et la santé, a rappelé vendredi Jemini Pandya, porte-parole de l'OIM.

On ignore combien y vivent encore, mais beaucoup s'y trouvaient depuis des décennies et ne sont partis qu'en dernier ressort. Des centaines de milliers sont passés en Egypte et en Tunisie, mais beaucoup, y sont toujours terrés, craignant pour leur vie du fait de leur statut de clandestins, ou parce qu'ils sont l'impossibilité de partir, a-t-elle poursuivi.

"Nous continuons à recevoir des informations selon lesquelles beaucoup de groupes de migrants sont disséminés dans le pays et ne peuvent en partir. Selon l'une de ces informations, au moins un millier de migrants se trouvent dans et autour de Koufra, ville du sud-est qui est une oasis très isolée", a ajouté la porte-parole de l'OIM, s'adressant à la presse.

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