Un ancien cacique du régime libyen, Abdessalem Jalloud, qui se trouve en Italie depuis samedi, émet deux hypothèses

La tête de Mouammar Kadhafi mise à prix sur une affiche du groupe d\'opposants Al-Manara. Août 2011.
La tête de Mouammar Kadhafi mise à prix sur une affiche du groupe d'opposants Al-Manara. Août 2011. (AFP - Al Manara Media)

"Il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps", a déclaré M. Jalloud jeudi à Rome lors d'une conférence de presse au siège de l'association de la presse étrangère.

"Il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps", a déclaré M. Jalloud jeudi à Rome lors d'une conférence de presse au siège de l'association de la presse étrangère.

Dans la première hypothèse, le colonel Kadhafi restera terré dans le sud de Tripoli "jusqu'à ce que les routes soient rouvertes, et à ce moment-là il sortira peut-être déguisé en femme ou autre chose pour quitter" la capitale, selon M. Jalloud, qui connaît bien M. Kadhafi pour avoir mené à ses côtés le coup d'Etat de 1969.

"La deuxième possibilité, c'est qu'il soit déjà parti depuis un certain temps et se trouve soit à la frontière avec l'Algérie, soit à Syrte ou Sebha et qu'après il traversera le désert", a ajouté M. Jalloud.

Tombé en disgrâce depuis le milieu des années 90, M. Jalloud a affirmé avoir tenté à "six reprises de s'enfuir de Libye par voie maritime et à 12 reprises par voie terrestre" ces derniers mois.

Arrivé en Tunisie, il était parti dès samedi à l'aube vers l'Italie sur un vol pour Rome. Les médias italiens ont affirmé que son départ s'était effectué avec l'aide de la diplomatie italienne, des services secrets de plusieurs pays et du groupe gazier et pétrolier italien ENI, présent en Libye depuis 1959.

Sa tête mise à prix, Kadhafi appelle encore à la résistance
La tête de Mouammar Kadhafi, qui a régné sans partage sur la Libye durant 41 ans, a été mise à prix. Les rebelles libyens ont annoncé mercredi une récompense financière de 1,7 million de dollars (2 millions de dinars libyens) pour qui le ramènerait, mort ou vif.

Mais le colonel ne rend pas les armes: il a encore appelé jeudi à la résistance "contre ces rats d'ennemis qui seront vaincus grace à la lutte armée", dans un message diffusé par la chaîne Arrai basée en Syrie. "Sortez de chez vous, libérez Tripoli ", a-t-il ajouté.

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