Syrie : les corps de Rémi Ochlik et Marie Colvin sont arrivés en France

Les cercueils de Rémi Ochlik et Marie Colvin dans un hôpital de Damas (Syrie), le 3 mars 2012.
Les cercueils de Rémi Ochlik et Marie Colvin dans un hôpital de Damas (Syrie), le 3 mars 2012. (ANWAR AMRO / AFP PHOTO)

Le photographe français et la journaliste américaine ont été tués le 22 février à Homs.

L'avion transportant les dépouilles de la journaliste américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués le 22 février à Homs, en Syrie, s'est posé dimanche 4 mars au matin à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. Le vol régulier Air France 571 qui effectue la liaison Damas-Paris a atterri peu après 06h15, avec trois quarts d'heure de retard. 

La famille de Rémi Ochlik, un photographe de 28 ans né à Thionville, devait accueillir le corps du photographe pour une courte cérémonie privée au pavillon d'honneur de l'aéroport, en présence du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert. Aucune information n'était disponible dimanche matin quant à la destination finale de la dépouille de Marie Colvin. Son corps devrait être rapatrié vers les Etats-Unis, lundi ou mardi, selon une représentante du Sunday Times, l'hebdomadaire britannique pour lequel elle travaillait.

Les corps des deux journalistes, ramenés vendredi soir par la Croix Rouge internationale et le Croissant Rouge syrien de Homs à Damas, avaient été remis samedi après-midi aux ambassades de la France et de la Pologne, qui représente les intérêts américains dans la capitale syrienne.

Edith Bouvier et William Daniels racontent le bombardement

Rémi Ochlik et Marie Colvin sont morts dans le bombardement d'un appartement transformé en centre de presse improvisé par les militants à Baba Amr, bastion de la rébellion dans la ville de Homs, pilonné depuis des semaines par l'armée. Les journalistes Edith Bouvier, 31 ans et William Daniels, 34 ans, étaient présents lors de ce bombardement au cours duquel Edith Bouvier a été gravement blessée.

Parvenus à rentrer en France vendredi, Edith Bouvier et William Daniels ont pu raconter dans Le Figaro les circonstances de la mort de leurs confrères. Le 22 février, vers 6 heures du matin, les roquettes de l'armée syrienne avaient atteint le centre de presse. "Les activistes syriens qui étaient avec nous, habitués à ces bombardements, ont compris tout de suite le danger. Ils nous ont dit, il faut s'en aller tout de suite", ont-ils raconté.

Marie Colvin et Rémi Ochlik ont été les premiers à sortir. Un projectile s'est alors abattu devant le centre de presse. "La déflagration est terrible. Marie Colvin et Rémi Ochlik se trouvent pratiquement sur le point d'impact. Ils sont tués sur le coup", d'après le récit rapporté par Le Figaro.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire vendredi sur le "meurtre" du photographe Rémi Ochlik et pour "tentative de meurtre" de la journaliste Edith Bouvier. L'enquête a été confiée à l'office central pour la répression des violences aux personnes.

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