VIDEO. "C'est pas tout le monde qui est terroriste" : emprisonnés en Syrie, des jihadistes occidentaux réclament d'être jugés dans leurs pays

France 2

Nos journalistes ont pu se rendre dans une prison kurde en Syrie, où des jihadistes étrangers sont détenus. On y trouve des Français, des Suisses, des Danois, ou encore des Britanniques.

Leur sort est devenu un casse-tête pour les démocraties occidentales, la France en tête. Plusieurs milliers de jihadistes, dont 2 500 occidentaux selon RFI, sont actuellement détenus dans des prisons kurdes dans le nord-est de la Syrie. Parmi eux se trouvent des Européens partis rejoindre l'organisation Etat islamique, qu'une équipe de France 2 a pu filmer. Dans un flou juridique total, ils demandent pour la plupart à être jugés dans leurs pays d'origine.

Parmi les prisonniers rencontrés par France 2 se trouve Daniel, un Suisse converti de 25 ans. Parti rejoindre Daech il y a cinq ans, il affirme sans surprise ne pas avoir combattu. "J'ai tué personne, que ça soit en Europe ou ici. Je n'ai pas trop de regrets et au contraire, je me suis marié en fait. C'est pas tout le monde qui est terroriste", assure-t-il. Cet ancien maçon figure toutefois sur la liste des terroristes les plus recherchés d'Interpol.

Des tentatives de mutinerie répétées

La situation de ces hommes, entassés par dizaines dans des cellules, a été rendue plus compliquée encore par l'offensive turque contre les combattants kurdes débutée mi-octobre. Plusieurs prisonniers ont tenté d'en profiter pour organiser des mutineries, tandis que des cellules locales de Daech rôdent autour des prisons et signalent leur présence avec, par exemple, des tirs de mortier.

Eprouvés par les bombardements, les forces kurdes qui détiennent ces prisonniers sont sur le qui-vive : des renseignements font en effet état d'un projet d'évasion collective organisée depuis la Turquie par le groupe Etat islamique.

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