Syrie : saisie de 300 000 comprimés de captagon appartenant au groupe Etat islamique

Des pilules de captagon saisies à Sofia (Bulgarie).
Des pilules de captagon saisies à Sofia (Bulgarie). (NIKOLAY DOYCHINOV / REUTERS)

Il s'agit d'une amphétamine tirée d'un ancien médicament psychotrope, fabriqué au Liban et probablement aussi en Syrie et en Irak, essentiellement à destination de l'Arabie saoudite.

Une milice syrienne soutenue par Washington a saisi 300 000 comprimés de captagon appartenant au groupe Etat islamique (EI), annonce la coalition antijihadistes dirigée par les Etats-Unis, lundi 18 juin. La valeur de la saisie est estimée à 1,4 million de dollars.

Le captagon est une amphétamine tirée d'un ancien médicament psychotrope, fabriqué au Liban et probablement aussi en Syrie et en Irak, essentiellement à destination de l'Arabie saoudite, selon un rapport diffusé en juillet 2017 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Menée par Maghawir Al-Thawra, une milice syrienne alliée de la coalition, cette saisie est survenue le 31 mai dans le cadre d'opérations contre l'EI dans la zone d'Al-Tanaf (sud-est), où se trouve une base militaire américaine. Elle a eu lieu au niveau de la ligne dite de "déconfliction", longue de 55 km et qui coupe cette région du sud-est syrien en deux zones. L'une est sous contrôle des forces soutenues par les États-Unis, tandis que l'autre est aux mains des forces pro-régime.

"La saisie et la destruction de drogues (...) réduisent davantage les capacités de Daech à financer et à mener ses opérations", a affirmé la coalition dans un communiqué. "Nos forces partenaires sont engagées dans la mission visant à vaincre Daech", s'est félicité le général James Jarrard, commandant des forces de la coalition en Syrie.

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