Syrie : les Kurdes réclament une aide internationale pour juger les jihadistes de l'Etat islamique

Une femme transporte des jerrycans vides dans le camp géré par les Kurdes d\'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, le 14 janvier 2020.
Une femme transporte des jerrycans vides dans le camp géré par les Kurdes d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, le 14 janvier 2020. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

Quelque 12 000 jihadistes sont toujours détenus par les forces kurdes. 

D'importants besoins, techniques et juridiques. Les Kurdes de Syrie ont réitéré dimanche 23 février leur demande d'aide internationale juridique pour juger sur place les milliers de jihadistes du groupe Etat islamique, dont des Occidentaux, détenus dans le nord-est du pays. Un responsable kurde s'est engagé à garantir "un procès transparent et juste" pour les prisonniers qui seront traduits en justice.

Près d'un an après avoir proclamé en mars 2019 l'éradication du "califat" en Syrie, les forces kurdes détiennent toujours quelque 12 000 jihadistes : des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires d'une cinquantaine de pays. Si les Kurdes réclamaient au départ le renvoi vers leur pays d'origine des jihadistes étrangers, ils se sont résignés à l'idée de les juger en Syrie, face aux tergiversations des gouvernements occidentaux.

Les Kurdes réclament toujours le rapatriement des femmes et des enfants étrangers, mais les pays occidentaux avancent lentement sur le dossier, accueillant uniquement au compte-goutte des enfants, souvent orphelins.

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