Libye : les Etats-Unis ont frappé le groupe Etat islamique à Syrte

Des combattants libyens du gouvernement d\'union nationale progressent vers des positions tenues par le groupe Etat islamique à Syrte (Libye), dimanche 31 juillet 2016.
Des combattants libyens du gouvernement d'union nationale progressent vers des positions tenues par le groupe Etat islamique à Syrte (Libye), dimanche 31 juillet 2016. (GORAN TOMASEVIC / REUTERS)

Ces raids ont été menés à la demande du gouvernement d'union nationale libyen, précise le Pentagone.

Les Etats-Unis annoncent, lundi 1er août, avoir mené leurs premières frappes contre le groupe Etat islamique dans son bastion libyen de Syrte. "Ces raids ont été conduits à la demande du gouvernement d'union nationale libyen [GNA]", précise Peter Cook, le porte-parole du Pentagone, dans un communiqué (en anglais). Quelques minutes plus tôt, le chef du GNA Fayez Al-Sarraj avait annoncé la nouvelle à la télévision. Selon lui, les opérations ont "infligé de lourdes pertes" aux jihadistes.

L'une des frappes a détruit un char du groupe Etat islamique et une autre a visé deux véhicules de jihadistes, ajoute Peter Cook, tout en ajoutant que les raids à Syrte "vont se poursuivre". En revanche, l'aide des Etats-Unis au pouvoir libyen "se limitera aux frappes et au partage de renseignements" et aucun soldat américain "ne participera aux opérations terrestres du GNA", a souligné un responsable de la Maison Blanche.

Les forces gouvernementales peinent à progresser

Soutenu par l'ONU, le GNA libyen tente de reprendre la totalité de Syrte, bastion du groupe Etat islamique. Ses forces sont entrées dans la ville le 9 juin et assiègent les jihadistes. Mais les pro-GNA sont ralentis par une forte résistance. Le groupe terroriste mène en effet des contre-attaques, notamment des attentats-suicides à la voiture piégée, comme l'indiquait France 2, au mois de juin.

Depuis le début des opérations, environ 280 membres des forces gouvernementales ont été tués et plus de 1 500 ont été blessés, selon des sources médicales à Misrata, le siège du commandement de l'opération militaire.