L'otage français en Algérie a été décapité par ses ravisseurs

Le Français Hervé Gourdel, enlevé en Algérie le 21 septembre 2014 (photo non datée).
Le Français Hervé Gourdel, enlevé en Algérie le 21 septembre 2014 (photo non datée). ( AFP )

L'exécution d'Hervé Gourdel, enlevé dimanche, a été annoncée dans une vidéo intitulée "Message de sang pour le gouvernement français". 

L'otage français Hervé Gourdel a été décapité, ont annoncé dans une vidéo publiée sur internet ses ravisseurs, mardi 24 septembre, trois jours après son enlèvement en Kabylie. La vidéo a été repérée par un site spécialisé dans la surveillance des organisations islamistes sur internet (Site) et authentifiée par les autorités françaises. Francetv info revient sur cette annonce.

Que montre la vidéo ?

D'une durée de 4'47, les images diffusées par le groupe jihadiste algérien Jund Al-Khilafa (Les Soldats du califat), qui soutient l'Etat islamique (EI), débutent avec l'inscription "Message de sang pour le gouvernement français". Hervé Gourdel apparaît ensuite, à genoux, mains et pieds attachés, avec ses ravisseurs dans le dos.

"Hollande, tu as suivi le bourricot de Obama, dit le guide de haute montagne de 55 ans, dans des mots qui ont pu lui être dictés par les jihadistes. François, Erwan, Anouk, mes parents, je vous aime."

A la fin de la vidéo, Hervé Gourdel est jeté à terre. Pendant que quatre hommes le maintiennent au sol, un autre tend un couteau vers sa gorge. Un fond noir masque le reste de la scène, avant de se dissiper et de laisser apparaître le corps décapité de l'otage, et sa tête tenue par les cheveux par un homme.

Quelle est la réaction des autorités françaises ?

S'exprimant depuis les Nations unies, à New York, François Hollande a confirmé "l'assassinat lâche et cruel" d'Hervé Gourdel. "Cette agression contribue à renforcer" la détermination du chef de l'Etat, qui a annoncé que les opérations militaires aériennes en Irak se poursuivraient. Selon un journaliste de RTL, François Hollande a visionné la vidéo avant de s'exprimer.

Les ravisseurs avaient menacé, lundi, de tuer leur otage si la France ne renonçait pas, sous 24 heures, à ses frappes aériennes contre l'EI en Irak. Le président François Hollande avait répondu, mardi, que la France ne céderait à "aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum, fût-il le plus odieux, le plus abject". Paris avait annoncé qu'il poursuivrait ses frappes en Irak en dépit des menaces pesant sur l'otage français.

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