Le Parlement turc donne son feu vert à l'envoi de l'armée en Irak et Syrie

Recep Tayyip Erdogan (G), le 30 novembre 2012, aux côtés de son chef d\'état-major, le général Necdet Ozel. 
Recep Tayyip Erdogan (G), le 30 novembre 2012, aux côtés de son chef d'état-major, le général Necdet Ozel.  (ADEM ALTAN / AFP)

La Turquie, qui bénéficie d'une position stratégique dans la guerre contre les jihadistes, était restée jusque-là prudente concernant son engagement aux côtés de la coalition internationale.

Un allié de plus au sein la coalition qui lutte contre l'Etat islamique (EI). Le Parlement turc a approuvé, jeudi 2 octobre, un projet de résolution autorisant l'armée à mener des opérations contre les jihadistes en Syrie. Le texte du gouvernement, qui dispose de la majorité absolue au Parlement, a recueilli l'approbation de 298 députés, contre 98 se prononçant contre. 

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a convoqué une réunion des principaux responsables civils et militaires du pays juste après ce vote pour préciser les modalités de l'engagement turc auprès de la coalition.

Depuis plusieurs mois, la position prudente de la Turquie contre l'EI décevait l'Occident, mais le récent voyage du président Recep Tayyip Erdogan aux Etats-Unis, le 26 septembre, semble avoir changé la donne. "Nous serons là où nous nous devons d'être. Nous ne pouvons rester en dehors de ceci", avait déclaré à  son retour Erdogan dans un discours au Forum économique mondial, à Istanbul.

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