La Turquie va renvoyer, à partir de lundi, les jihadistes étrangers dans leur pays d'origine

Recep Tayyip Erdogan, le président turc, lors d\'une conférence de presse à Budapest (Hongrie), le 7 novembre 2019.
Recep Tayyip Erdogan, le président turc, lors d'une conférence de presse à Budapest (Hongrie), le 7 novembre 2019. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé, jeudi, que plus de 1 150 membres de l'Etat islamique étaient actuellement incarcérés dans les prisons turques.

La Turquie commencera, lundi 11 novembre, à renvoyer dans leur pays d'origine les militants étrangers du groupe Etat islamique qui ont été capturés, a annoncé le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu, cité par l'agence Anadolu vendredi 8 novembre. Ankara critique de longue date le refus de ses alliés européens de prendre en charge leurs ressortissants partis se battre en zone irako-syrienne. "Nous leur disons : nous allons rapatrier ces individus chez vous et nous commencerons lundi", a déclaré le ministre. Le ministre turc n'a pas précisé quels étaient les pays concernés par cette mesure.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé jeudi que plus de 1 150 membres de l'EI étaient actuellement incarcérés dans les prisons turques. Ankara appelle régulièrement les pays européens à reprendre leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l'EI en Syrie, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et pour l'impopularité d'une telle mesure.

Lundi, Suleyman Soylu avait déclaré que la Turquie renverrait les combattants étrangers de l'EI dans leurs pays, même si ces derniers leur retiraient leur nationalité. 



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