Jean-Yves Le Drian à Bagdad pour discuter du sort des jihadistes étrangers

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le 1er octobre 2019 à l\'Assemblée nationale.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le 1er octobre 2019 à l'Assemblée nationale. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L'enjeu est de mettre en place un dispositif judiciaire susceptible de juger l'ensemble de ces combattants, y compris les Français, selon le ministre des Affaires étrangères.

Quel sort pour les combattants étrangers détenus par les Kurdes en Syrie ? Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian est à Bagdad, jeudi 17 octobre, pour discuter du possible transfert et jugement en Irak des jihadistes étrangers, dont 60 Français, détenus dans le nord-est de la Syrie.

Le chef de la diplomatie française s'entretient avec son homologue irakien Mohammed Ali al-Hakim, le président Barham Saleh et le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, pour, a-t-il dit, "faire en sorte (...) que l'on puisse trouver les moyens d'avoir un dispositif judiciaire susceptible de juger l'ensemble de ces combattants, y compris a priori les combattants français".

En Irak, 14 Français condamnés

Cette rencontre intervient alors que les Européens redoutent, depuis le lancement de l'offensive turque le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie, que les 12 000 jihadistes – dont 2 500 à 3 000 étrangers – détenus par les Kurdes syriens ne s'évadent.

Jusqu'ici, 14 Français ont été condamnés par des tribunaux irakiens pour avoir rejoint l'EI. Parmi eux, 12 avaient été transférés depuis les prisons des Kurdes de Syrie vers Bagdad. Onze ont écopé de la peine de mort et trois autres – dont deux femmes – de la perpétuité.

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