INFO FRANCE INTER. Enfants de jihadistes : une deuxième plainte déposée devant l'ONU par les avocats des familles

Marie Dosé, à Créteil, le 26 juin 2018.
Marie Dosé, à Créteil, le 26 juin 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Après le Comité des droits de l’enfant le 28 février, c’est cette fois le Comité contre la torture que saisissent les avocats parisiens, selon France Inter. Cinq enfants ont déjà été rapatriés, mais selon eux, des dizaines d'autres sont en danger de mort imminente.

Deux avocats, Me Henri Leclerc et Marie Dosé, déposent une nouvelle plainte contre la France devant l’ONU, pour réclamer le retour de tous les enfants encore retenus dans des camps du Kurdistan syrien, selon France Inter qui dévoile l'information lundi 18 mars. Cette fois, c’est une plainte déposée devant le Comité contre la torture.

La situation "se détériore de jour en jour"

C’est la deuxième plainte que les avocats déposent en quelques jours, devant l’ONU. Après le Comité des droits de l’enfant le 28 février, c’est cette fois le Comité contre la torture que saisissent les avocats parisiens. Parce que la situation "se détériore de jour en jour", clame Me Marie Dosé

Même si cinq enfants de jihadistes français orphelins viennent d’être rapatriés de Syrie, il faut rapatrier tous les enfants sans discrimination, et avec leurs mères, plaide l'avocate. "Des dizaines d’enfants sont en danger de mort imminente", dans le froid et la boue des camps du Kurdistan syrien, écrit maître Marie Dosé, dans cette nouvelle plainte contre l’Etat français.

Des "enfants en manque d'eau, malnutris, malades", raconte Marie Dosé au micro de France Inter. "Cela s'appelle des actes de torture, des traitements inhumains et dégradants, indique-t-elle. On sait que ces enfants périssent et meurent. Vingt-neuf enfants sont morts a minima ces deux derniers mois par le froid syrien", poursuit l'avocate. Elle estime que "la France a le devoir de protéger ses enfants, des enfants français de traitements inhumains et dégradants".

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