Etat islamique : le jihadiste Salim Benghalem soupçonné d'avoir été le geôlier d'otages français

Une photo de Salim Benghalem, obtenue par France 2.
Une photo de Salim Benghalem, obtenue par France 2. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 2)

Ce ressortissant français est visé par une information judiciaire pour enlèvement et séquestration, indique "Le Monde", vendredi. Il est soupçonné d'avoir surveillé quatre journalistes français retenus en otage entre juin 2013 et avril 2014.

Il aurait été chargé de surveiller les quatre journalistes français retenus en otage par le groupe Etat islamique (EI), entre juin 2013 et 2014. Une information judiciaire a été ouverte, à la fin juillet, pour enlèvement et séquestration contre Salim Benghalem, révèle le quotidien Le Monde, vendredi 25 septembre.

Le quotidien consacre un portrait à ce Français de 35 ans, soupçonné d'être devenu l'un des bourreaux de l'EI, dans le cadre de cette enquête qui concerne également Mehdi Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles. Salim Benghalem aurait occupé "les fonctions de bourreau au sein du tribunal islamique à proximité d’Al-Bara (près d’Alep), où il aurait déjà exécuté une sentence de mort", selon une note de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), citée par le quotidien.

Le trentenaire est également visé pour "provocation à commettre des actes de terrorisme", car il est apparu sur une vidéo de propagande, en février, dans laquelle il appelle les "loups solitaires" à commettre des attentats.

"Des exécutions pour le compte du groupe"

Condamné à onze ans de réclusion pour meurtre, cet ancien délinquant de Cachan (Val-de-Marne) n'en a purgé que six, avant de bénéficier d’une libération conditionnelle en 2008, selon le Monde. A sa sortie, Salim Benghalem a côtoyé d'anciens membres de la filière des "Buttes-Chaumont" – parmi lesquels les frères Kouachi – avant de décoller avec l'un des frères pour Oman, en 2011. Il gagne alors les rangs d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), au Yémen, puis ceux du groupe Etat islamique, en Syrie, en 2013.

L'an dernier, déjà, le département d'Etat américain l'avait ajouté à sa liste des "combattants terroristes étrangers", le décrivant comme "un Français extrémiste basé en Syrie, membre de l'organisation Etat islamique, qui effectue des exécutions pour le compte du groupe". A l'époque, un membre de son entourage expliquait à l'AFP que son rôle était "de mettre des amendes" pour le compte de l'organisation "pour possession illégale de cigarettes, ou des choses comme ça".

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