Etat islamique : la Turquie dément avoir autorisé les Etats-Unis à utiliser l'une de ses bases

La base militaire d\'Incirlik (Turquie), le 1er septembre 2013.
La base militaire d'Incirlik (Turquie), le 1er septembre 2013. (IBRAHIM ERIKAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Une source gouvernementale turque a affirmé que la base d'Incirlik ne serait pas utilisée par l'armée américaine pour lutter contre les jihadistes.

La Turquie dément. Une source gouvernementale turque a confié lundi 13 octobre à l'AFP que son pays n'a pas conclu de "nouvel accord" avec les Etats-Unis autorisant l'accès de sa base d'Incirlik aux avions de la coalition internationale qui mènent des frappes contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. "Aucune décision n'a été prise sur Incirlik", a confirmé ultérieurement le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Dimanche, un responsable américain de la Défense avait pourtant affirmé, sous couvert de l'anonymat, qu'Ankara avait autorisé l'armée américaine à utiliser ses installations pour mener des opérations contre l'EI. Actuellement, l'armée américaine n'utilise cette base que pour des missions logistiques ou humanitaires. Située près de la ville d'Adana, Incirlik se trouve à environ 300 km à peine de Kobané et à peine plus de Racca (Syrie), le quartier général des jihadiste.

La Turquie ne veut pas rejoindre la coalition

La Turquie refuse pour l'instant de se joindre à la coalition militaire internationale dirigée par les Etats-Unis au motif que les frappes aériennes dirigées contre les jihadistes pourraient renforcer par ricochet le camp du président syrien Bachar Al-Assad, la bête noire de ses dirigeants islamo-conservateurs.

Les autorités turques ont posé comme préalable à leur participation la création d'une zone tampon et d'une zone d'interdiction aérienne dans le nord de la Syrie, l'entraînement et l'armement des rebelles de l'opposition syrienne modérée et la réaffirmation de l'objectif de renverser l'actuel régime de Damas.