En Irak, l'Etat islamique ne cède guère de terrain face à la coalition

Des soldats irakiens interviennent à Dhoulouiya, au nord de Bagdad (Irak), le 30 décembre 2014.
Des soldats irakiens interviennent à Dhoulouiya, au nord de Bagdad (Irak), le 30 décembre 2014. (JACOB SIMKIN / NURPHOTO / AFP)

Selon le Pentagone, l'organisation Etat islamique n'a perdu que 1% de la surface qu'elle est parvenue à conquérir en Irak.

Une goutte d'eau. Le groupe Etat Islamique (EI) n'a pour l'instant perdu que 700 km² de territoire en Irak, soit seulement 1% des 55 000 km² conquis en 2014, selon les chiffres communiqués par le Pentagone, vendredi 23 janvier. "C'est un petit pourcentage", concède le contre-amiral Kirby, porte-parole du Pentagone. Mais ces kilomètres carrés, reconquis pour l'essentiel par les forces kurdes dans le nord de l'Irak, sont "des endroits qui comptent pour l'EI, des villes, des zones peuplées".

Le groupe EI est désormais "beaucoup plus sur la défensive", assure-t-il. "Nous ne les voyons plus essayer de conquérir de nouveaux territoires", mais "protéger leurs voies de communication". Selon le contre-amiral Kirby, le fait que les dirigeants de l'Etat islamique recrutent maintenant "des enfants pour combattre ou mener des attaques suicide pourrait signifier qu'ils ont des problèmes d'effectif".

6 000 combattants tués par les frappes américaines ?

Toujours selon le Pentagone, l'organisation a également perdu des "millions de dollars" de revenus pétroliers, grâce aux frappes de la coalition, et a des problèmes pour reconstituer ses stocks de véhicules. Mais "malgré ces signes de progrès", "nous restons conscients que l'EI reste une force puissante en Irak et en Syrie". "Nous avons toujours dit" que la guerre contre l'EI "serait une longue route".

Depuis le début du mois d'août, la coalition contre le groupe Etat islamique a mené près de 2 000 frappes aériennes, dont plus de 1 600 par des avions ou drones américains. Les militaires américains estiment avoir tué environ 6 000 combattants de l'EI, un chiffre toutefois non confirmé officiellement par le Pentagone.

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