DIAPORAMA. En Syrie, Kobani libérée, mais épuisée

Les jihadistes de l'Etat islamique ont été repoussés, mais la ville syrienne de Kobani, symbole de la guerre civile, est exsangue.

Soutenues par les frappes aériennes de la coalition, les forces kurdes ont repris, lundi 26 janvier, le contrôle de la majeure partie de la ville syrienne de Kobani. Bâtiments éventrés, rues noyées sous les débris, quartiers déserts : la victoire des forces kurdes sur les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) après plus de quatre mois de combats acharnés a transformé la ville en champ de ruines.

Il s'agit de la plus importante défaite des jihadistes de l'EI en Syrie depuis l'apparition du groupe dans le conflit, en 2013. L'EI a perdu plus de 1 000 jihadistes depuis le début de son offensive contre Kobani, en septembre, mais les combats ont fait au total plus de 1 600 morts.

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Ce combattant kurde a le sourire. Après quatre mois et demi de siège, la milice kurde YPG a repris une grosse partie de la ville syrienne de Kobani, qui était jusque-là aux mains des jihadistes de l'Etat islamique. BULENT KILIC / AFP
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Très vite, les premiers témoins ont franchi la frontière turque et ont révélé l'ampleur des destructions. BULENT KILIC / AFP
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Le siège, qui a duré quatre mois et demi, soit autant que le siège de Stalingrad pendant la seconde guerre mondiale, a laissé une ville exsangue. BULENT KILIC / AFP
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"Toutes les maisons ont été détruites par les combats", déplore Ahmad Kemri, 60 ans. Ce proviseur d'un des lycées de Kobani s'est réfugié en Turquie pendant les combats. OSMAN ORSAL / REUTERS
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Les combattants des Unités de protection du peuple (YPG), la milice du principal parti kurde de Syrie, règnent désormais sur une cité aux trois quarts détruite. OSMAN ORSAL / REUTERS
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Ces groupes de miliciens, dont de nombreuses femmes, n'ont pas encore déposé leurs armes, car les combats continuent autour de Kobani. BULENT KILIC / AFP
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La joie de la libération a donc été de courte durée dans les rues de Kobani et les habitants poussés à l'exode par les violents combats ne pourront pas revenir de sitôt. BULENT KILIC / AFP
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La frontière entre la Turquie et la Syrie reste fermée. La gendarmerie et l'armée turques patrouillent autour du poste-frontière de Mursitpinar, en face de Kobani, pour dissuader les candidats au retour. BULENT KILIC / AFP
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Mardi, les forces de l'ordre turques ont même sorti gaz lacrymogènes et canons à eau pour repousser des manifestants qui s'approchaient de la frontière, pour célébrer la victoire. UYGAR ONDER / LEJOURNAL / SIPA
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