Mort d'Abou Bakr al-Baghdadi : une opération minutieusement préparée

L'opération menée par un commando américain pour tuer le leader de l'État islamique, le 26 octobre 2019, s'est faite dans des conditions délicates et périlleuses.

De la villa occupée par Abou Bakr al-Baghdadi, il ne reste qu'un amas de ruines où quelques trous - des tunnels - demeurent à peine visibles. Le 26 octobre 2019, les forces américaines investissent cette maison située dans le nord-est de la Syrie à Barisha, près de la frontière kurde, pour frapper le terroriste le plus recherché de la planète, et le leader de l'État islamique. "J'ai ouvert la porte de ma maison, et vu un hélicoptère en face de moi à quinze mètres du sol, et un autre à ma droite. Ils décrivaient des cercles autour de la maison. C'était calme, et puis d'un coup il y a eu des coups de feu", se souvient un habitant du village présent cette nuit-là.

Une opération américano-kurde

Dans le village, les forces américaines profitent de la nuit du samedi 26 octobre pour agir, larguées par les forces kurdes. S'ensuit un affrontement avec les gardes du leader de l'EI avant que celui-ci ne s'enfuie dans un souterrain et fasse exploser sa ceinture d'explosifs pour éviter d'être pris. Une victoire dont les conséquences sont encore à évaluer. Prudent, François Hollande rappelait sur le plateau des "4 vérités" de France 2 que c'était "un coup dur puisque c'était lui qui avait proclamé le califat. Mais ce n'est pas un coup fatal puisque cette organisation qui n'a pas plus de territoire a encore des combattants".

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