Nucléaire iranien : quelles conséquences pour les entreprises françaises ?

FRANCE 2

En sortant de l'accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l'encontre de ceux qui feraient des affaires avec l'Iran. Or, depuis la signature en 2015, plusieurs entreprises françaises avaient signé d'importants contrats.

Le pétrole, le gaz, le marché automobile, les transports et les infrastructures. Voilà les secteurs qui se sont engouffrés dans l'accord signé en 2015 sur le nucléaire iranien duquel les États-Unis se sont retirés hier, 8 mai. Des contrats avaient déjà été signés : Airbus devait vendre 100 avions à l'Iran, PSA devait y investir 700 millions d'euros en 5 ans, Renault allait y produire 300 000 voitures par an, Total y avait signé un accord gazier de 3,4 milliards d'euros.

La France veut sauver ses contrats

Tous ces contrats sont désormais largement compromis, puisque l'Amérique punira toute entreprise qui fera des affaires avec l'Iran. Les entreprises sont donc priées par les autorités américaines de résilier leur contrat sous un délai de 90 à 180 jours. La France, via Bruno Le Maire, dénonce "une situation qui n'est pas acceptable". Jean-Yves Le Drian vient d'annoncer qu'il réunira les entreprises concernées dans les jours qui viennent. La France veut essayer de préserver ses contrats, ce ne sera pas facile face à l'intransigeance de Donald Trump.

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