Irak : le gouvernement ne tient plus qu'à un fil après un mois de manifestations et 240 morts

FRANCEINFO

En Irak, la population manifeste depuis un mois contre son gouvernement. Une protestation émaillée de morts et de violences.

Des manifestants irakiens bravent un soir de plus le couvre-feu instauré à Bagdad. Ils campent depuis quasiment un mois place Tahrir, au cœur de la capitale de l'Irak. Ils réclament la chute du régime et le renouvellement de la classe politique accusée de corruption. Mercredi 30 octobre, les manifestations sont émaillées de nouveaux heurts ayant fait plusieurs blessés. En tout, 240 personnes sont mortes depuis le début de la contestation le 1er octobre.

Pénuries d'eau et d'électricité, chômage...

Plus tôt dans la journée, l'ambiance était pourtant détendue, quasiment festive. "Que le gouvernement et les forces de sécurité fassent ce qu'ils veulent, nous ne quitterons pas cette place. Nous n'avons pas peur d'eux, ce sont des déchets", scande un manifestant au milieu d'une partie de domino. Dans plusieurs villes du sud du pays, des Irakiens défilent dans les rues également. Deux ans après la fin de la guerre, ils veulent des réformes pour améliorer les services publics face à la pénurie chronique d'électricité et d'eau potable. Autre revendication : la création d'emploi dans un pays où le chômage s'élève à 25% chez les jeunes. Le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, 77 ans, tient encore bon, mais son sort est entre les mains de ses alliés au Parlement.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne