Irak : champ de mines

Deux ans après la chute de l\'Organisation état islamique,  Mossoul est toujours un champ de ruines. Avec des engins explosifs enfouis un peu partout dans la vieille ville. Une menace pour tous les habitants.
Deux ans après la chute de l'Organisation état islamique,  Mossoul est toujours un champ de ruines. Avec des engins explosifs enfouis un peu partout dans la vieille ville. Une menace pour tous les habitants. (France 24)

Deux ans après la chute de l'Organisation état islamique,  Mossoul est toujours un champ de ruines. Avec des engins explosifs enfouis un peu partout dans la vieille ville. Une menace pour tous les habitants.      

  La défense civile est à pied d'œuvre dans le centre-ville de Mossoul.  

Quelques jours après avoir été alertée par des habitants de la présence d'explosifs dans cet ancien bâtiment, cette équipe de déminage nettoie la zone.  

"Près de 40 engins non explosés ont déjà été retirés ce matin explique l’un des membres de la défense civile irakienne dépêché sur place. Mais je pense qu'il y en encore plus car c'était un ancien quartier de Daech".  

Plus de deux ans après la fin des combats, ces opérations sont encore courantes dans la région de Mossoul.   Elles sont difficiles en raison des nombreux débris ou encore des restes humains retrouvés sur ces lieux et sont surtout dangereuses.   U

n danger pour ces militaires mais aussi et surtout pour les habitants de la région.   Mukheibar, a récemment perdu sa jambe à cause d'un engin explosif improvisé à l'extérieur de Mossoul. Il est aujourd'hui pris en charge dans un hôpital à l'est de la ville, géré par des organisations internationales.

Mais les médecins sont débordés. "Il y a trop grand nombre d'amputés à soigner, surtout à Mossoul, et à l'extérieur de la ville", déplore un physiothérapeute.   Ces amputés sont aussi parfois difficiles à soigner, faute de moyens ou de technologies disponibles dans le pays.

Après avoir perdu ses deux jambes en 2017, Bilal avait lui aussi reçu des prothèses en plastique… pourtant « inadaptées à son cas », explique son père. Comme il n'a pas de genou, l'os venait directement toucher le plastique. Jour après jour, il avait de plus en plus mal.  On nous a conseillé des prothèses électroniques à l'hôpital, mais c'est beaucoup trop cher.   Aucune compensation financière n'a été depuis versée à cette famille, comme la plupart des civils touchés. De quoi rendre d'autant plus précaire la situation de ces nombreuses victimes, que l'on compte en milliers pour la seule région de Mossoul.  

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