Liban : regain de tensions après l'interview du président Michel Aoun

Franceinfo

Au Liban, le pouvoir semble incapable de calmer les ardeurs des manifestants, qui bloquent les routes principales du pays.

Ils bloquent désormais les principales routes du pays. Des barrages tenus par des jeunes manifestants en colère. Depuis trois semaines, ils demandent le départ de l’ensemble de la classe politique, qu’ils jugent responsable de la crise économique que traverse le pays. Près de Beyrouth, au Liban, un groupe de manifestants a marché vers le palais présidentiel. L’accès leur a été bloqué par l’armée, mais l’affrontement a été évité. La tension est encore montée d’un cran après la mort d’un manifestant, et face à l’incapacité du pouvoir à répondre aux attentes des Libanais. “Nous avons des demandes, nous voulons qu’elles soient satisfaites. Depuis 30 ans, les politiciens nous ont privé de ces droits”, estime un homme d’une trentaine d’années.

La présidence exige la fin des blocages

Les contestataires ont déjà obtenu la démission du Premier ministre Saad Hariri. Mais ils veulent désormais la constitution d’un gouvernement neutre, composé uniquement d’indépendants et de technocrates. Mardi 12 novembre, le président Michel Aoun ne les a pas convaincu en exigeant la fin des blocages : “S’ils continuent, il y aura une catastrophe. S’ils arrêtent, il reste de la place pour arranger les choses”. La France a envoyé un émissaire à Beyrouth pour proposer son aide.

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