Liban : les difficultés au quotidien pour joindre les deux bouts

France 2

Au Liban, malgré l'annonce lundi 21 octobre d'un plan de réforme économique, la colère de la rue contre le gouvernement ne retombe pas. Les manifestants dans la rue ont pour principale revendication le pouvoir d'achat.

Habitante de Beyrouth (Liban), Hanane Raffoul, comptable, fait toujours très attention lorsqu'elle fait ses courses au supermarché. À 30 ans, elle gagne 900 euros par mois, le double du salaire minimum au Liban. Dans le magasin, les clients qui peuvent payer comptant sont rares. Hanane est célibataire et vit chez ses parents, dans le quartier populaire de Karm el Zeitoun. Depuis une semaine à la télévision, les images des centaines de milliers de Libanais qui réclament la démission du gouvernement tournent en boucle. La mère d'Hanane, Lina, voudrait surtout que les coupures d'électricité et d'eau, qui rendent le quotidien difficile, cessent.

60% de pauvreté en plus en 5 ans

Les retraités ne sont pas les moins virulents contre la classe politique qui depuis trente ans se partage le pouvoir et les privilèges. "Il n'y a plus d'argent dans ce pays, il n'y a que du chômage", dénonce un autre habitant de Beyrouth. Au Liban, la pauvreté a augmenté de 60% au cours des cinq dernières années. 1 Libanais sur 3 a dû mal à joindre les deux bouts, à commencer par les personnes âgées. Seuls les anciens employés du secteur public touchent une pension de retraite.

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