Liban : des heurts ont éclaté entre des manifestants et des militants du Hezbollah

Des partisans du Hezbollah et la police, dans le centre de Beyrouth (Liban), le 25 octobre 2019. 
Des partisans du Hezbollah et la police, dans le centre de Beyrouth (Liban), le 25 octobre 2019.  (ANWAR AMRO / AFP)

Ces affrontements ont fait plusieurs blessés légers, poussant la police antiémeute à se déployer. 

Neuf jours après le début d'une mobilisation inédite contre la classe politique, le mouvement de contestation se poursuit au Liban. Des heurts ont éclaté, vendredi 25 octobre, dans le centre de Beyrouth, entre des partisans du Hezbollah et des manifestants.

Selon l'AFP, les militants du Hezbollah sont de plus en plus présents dans les rues depuis deux jours. Dans l'après-midi, plusieurs dizaines d'entre eux, indignés par des slogans visant leur leader Hassan Nasrallah, s'en sont pris à des manifestants, regroupés par milliers sur la place Riad el-Solh. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés légers, poussant la police antiémeute à se déployer pour séparer les deux camps.

Des nouvelles barricades ailleurs dans le pays

Ailleurs dans le pays, des dizaines de nouvelles barricades ont fait leur apparition sur les routes. Le blocage de l'axe reliant Beyrouth au nord du Liban a été maintenu. "Fermé pour cause de réparation du pays", indiquent des pancartes, tandis que d'innombrables panneaux rappellent la principale revendication du mouvement de contestation : le remplacement immédiat d'une classe politique quasiment inchangée depuis la fin de la guerre civile en 1990.

Dans un communiqué, l'armée a déploré "certaines pratiques abusives et illégales", appelant au "respect de la liberté de circulation". L'ONG Amnesty International a enjoint les autorités libanaises à prendre toutes les "mesures visant à respecter le droit des manifestants, y compris le blocage légitime des routes".

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