Le Liban dénonce une "agression" d'Israël après la chute de deux drones sur un bastion du Hezbollah

Deux drones ont visé des bâtiments du Hezbollah à Beyrouth au Liban, le 25 août 2019.
Deux drones ont visé des bâtiments du Hezbollah à Beyrouth au Liban, le 25 août 2019. (ANWAR AMRO / AFP)

Israël bombarde régulièrement des positions du Hezbollah, de l'Iran et du régime Assad en Syrie.

Le Liban a dénoncé dimanche 25 août une "agression" israélienne, après la chute de deux drones en plein fief du Hezbollah pro-iranien en banlieue de Beyrouth, avertissant que ce rare incident est susceptible d'accroître les tensions régionales. Le Hezbollah avait auparavant affirmé que l'explosion du second drone avait touché son centre des médias dans la capitale libanaise.

Considéré par Israël et les Etats-Unis comme une "organisation terroriste", le Hezbollah est un acteur politique majeur au Liban et une force militaire qui intervient dans le conflit en Syrie, en soutien au régime de Bachar al-Assad qu'appuient également l'Iran et la Russie.

Frappes israélienne en Syrie

Israël avait annoncé quelques heures avant la chute des drones de nouvelles frappes en Syrie, disant vouloir empêcher une attaque iranienne qui devait être lancée depuis ce pays voisin à l'aide de drones explosifs. Israël bombarde régulièrement des positions du Hezbollah, de l'Iran et du régime Assad en Syrie.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri, rival politique du Hezbollah, a dénoncé "une violation de la résolution 1701" de l'ONU ayant mis fin au sanglant conflit de 2006 entre le Hezbollah et Israël.

De son côté, l'armée israélienne s'est refusé à tout commentaire. Des observateurs israéliens ont évoqué l'hypothèse que ces drones n'aient pas été envoyés par l'Etat Hébreu, en raison du modus operandi. "Il y a une autre possibilité, que ces drones qui sont tombés n'étaient pas israéliens mais plutôt iraniens", a ainsi estimé le correspondant militaire du quotidien israélien Haaretz Amos Harel.

Vous êtes à nouveau en ligne