Liban : après la colère, la révolution ?

France 2

Le souffle de l’explosion a laissé place à celui de la colère au Liban. Ils étaient des milliers rassemblés dans le centre de Beyrouth, samedi 8 août. Dans le viseur des manifestants : les responsables politiques libanais. Le ministère des Affaires étrangères a été pris d’assaut.

Sur les marches du ministère des Affaires étrangers, le portrait du président libanais Michel Aoun est jeté au sol puis brûlé. Menés par des officiers militaires à la retraite, les manifestants ont pris le contrôle du bâtiment. Ils se sont aussi emparés du ministère de l’Economie. Les Libanais demandent les têtes de leurs gouvernants. Ils étaient des milliers rassemblés Place des Martyrs, symbole de la contestation, avec le même mot en bouche : "Révolution". Certains tentent d’approcher le parlement, les policiers et les manifestants se sont confrontés toute la journée. L’armée a été déployée.

Vers la fin d’un système ?

Est-ce le début d’un véritable renversement politique ? "C’est ce que veulent les manifestants, la fin d’un système, explique la journaliste Diane Schlienger envoyée spéciale à Beyrouth. Tout dépendra de la réponse des politiques. Le Premier ministre a annoncé la possibilité d’élections anticipées. Mais cela ne suffit absolument pas aux manifestants. La colère dure ici depuis près d’un an. Des manifestations géantes ont déjà été organisées à l’automne dernier suite à la crise économique. Cette fois-ci, la population est à bout, elle veut mettre fin à un système politique corrompu."

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