Explosions à Beyrouth : le Premier ministre libanais annonce la démission de son gouvernement

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, annonce la démission de son gouvernement lors d\'une allocution télévisée, le 10 août 2020.
Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, annonce la démission de son gouvernement lors d'une allocution télévisée, le 10 août 2020. (AFP)

"Aujourd'hui j'annonce la démission de ce gouvernement", a dit Hassan Diab, accusant la classe politique d'être la cause de ses échecs et dénonçant la "corruption" ayant conduit à "ce séisme qui a frappé le pays".

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a annoncé lundi 10 août au soir la démission de son gouvernement, après le départ de plusieurs membres de son équipe sous la pression de la rue qui accuse la classe politique d'être responsable de la double explosion dévastatrice au port de Beyrouth.

A la tête du gouvernement depuis près de sept mois, Hassan Diab a fait cette annonce dans un discours à la nation. "Aujourd'hui j'annonce la démission de ce gouvernement", a-t-il dit, accusant la classe politique d'être la cause de ses échecs et dénonçant la "corruption" ayant conduit à "ce séisme qui a frappé le pays".

Se présentant comme un indépendant, Hassan Diab avait été nommé Premier ministre en réponse à un soulèvement populaire ayant poussé son prédécesseur Saad Hariri à la démission.

De nouvelles manifestations lundi soir

Alors qu'il commençait son discours, des heurts se déroulaient dans le centre ville aux abords du Parlement, pour la troisième soirée consécutive. Des manifestants ont lancé des pierres et des pétards sur les forces de sécurité qui répliquaient avec des tirs de gaz lacrymogènes, selon un photographe de l'AFP.

Les manifestants réclament le renouvellement de la classe politique tout entière, accusée depuis des mois de corruption et d'incompétence."Même avec une démission de Hassan Diab, il y a encore 128 voleurs assis au Parlement", a fustigé Layal, une manifestante. "Eux aussi doivent démissionner, sinon on reste dans le même cycle".

Six jours après le drame, les autorités n'ont toujours pas expliqué pourquoi une énorme quantité de nitrate d'ammonium était entreposée au port, au beau milieu de la ville. Le président Michel Aoun, lui-même contesté, a rejeté l'éventualité d'une enquête internationale. Et les autorités n'ont pas communiqué sur l'enquête locale.

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