Liban : la communauté internationale promet 370 millions de dollars d'aide supplémentaire à la population

Le port de Beyrouth le 4 août 2021, un an après la double explosion qui l\'a en grande partie ravagé.
Le port de Beyrouth le 4 août 2021, un an après la double explosion qui l'a en grande partie ravagé. (JOSEPH EID / AFP)

Les participants ont par ailleurs de nouveau appelé à "la formation d'un gouvernement dédié au sauvetage du pays". Ils ont aussi fait état de leur inquiétude face aux retards de l'enquête sur l'explosion.

Un an jour pour jour après la double explosion au port de Beyrouth, mercredi 4 août, les principaux acteurs de la communauté internationale se sont réunis pour apporter une nouvelle aide d'urgence aux Libanais et faire pression sur les responsables de l'impasse politique. Les pays participants se sont engagés à verser environ 370 millions de dollars d'aide à la population, ont annoncé les organisateurs. Une somme qui dépasse les 350 millions qu'espérait réunir la France, co-organisatrice de la conférence avec les Nations unies. Les participants ont par ailleurs de nouveau appelé à "la formation d'un gouvernement dédié au sauvetage du pays" et ont fait part de leur inquiétude face aux retards de l'enquête sur l'explosion. Ce direct est désormais terminé.

La France et les Etats-Unis s'engagent pour la population. Lors de cette conférence, Emmanuel Macron a promis que la France apporterait 100 millions d'euros de "nouveaux engagements en appui direct à la population du Liban". Son homologue américain, Joe Biden, a pris un engagement similaire, évoquant "près de 100 millions de dollars d'aide humanitaire nouvelle" pour le Liban. Mais "aucune aide ne sera jamais suffisante si les responsables politiques du Liban ne s'engagent pas à faire le dur mais nécessaire travail de réformer l'économie et combattre la corruption", a prévenu le président des Etats-Unis.

Les Libanais dans la rue. Les Libanais défilent dans les rues du centre de Beyrouth pour crier leur douleur et leur colère et fustiger l'impunité de la classe politique dans cette tragédie. A ce jour, aucun responsable politique n'a été traduit en justice. Pour réclamer justice, les familles des victimes et des militants organisent pour le premier anniversaire de la catastrophe des marches, veillées aux chandelles et cérémonies religieuses, face au port ou près du Parlement, à proximité. 

Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots. Le chef de l'Etat n'a pas ménagé les autorités libanaises dans son discours. Selon lui, la classe politique a commis une "faute historique et morale" en faisant "le pari du pourrissement". Le président français a évoqué mercredi des "dysfonctionnements inqualifiables". Ce n'est pas la première fois qu'il exprime ainsi sa colère à l'encontre des dirigeants libanais : il avait vivement condamné leur attitude en septembre 2020, parlant de "honte" et de "trahison collective".

Un enfant sur trois traumatisé. "Une famille sur trois (34%) a des enfants montrant encore des signes de détresse psychologique", a affirmé l'Unicef, qui a mené une enquête en juillet auprès de 1 200 familles. "Dans le cas des adultes, la proportion atteint près d'une personne sur deux (45,6%)", a ajouté l'agence onusienne.

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