Carlos Ghosn : l'ancien patron de Renault sort de son silence

France 2

Jeudi 2 janvier, plusieurs avancées et rebondissements ont eu lieu dans l'affaire Carlos Ghosn. Des interpellations, des perquisitions, une demande d'arrestation lancée par Interpol. Vu l'emballement suscité par sa fuite, le patron déchu est sorti de son silence dans un communiqué.

Carlos Ghosn et son épouse chez une amie le soir du 31 décembre, quelques heures après son arrivée au Liban ; c'est pour l'instant la seule image du patron déchu depuis sa fuite. Trois jours après, l'évasion de Carlos Ghosn est toujours entourée de controverse et de mystère. Au Japon, des enquêteurs ont perquisitionné la maison où il était assigné à résidence, surveillée par une simple caméra. Ils veulent savoir avec qui l'opération a été préparée et ils ne sont pas les seuls. En Turquie, où l'ex-patron a fait escale, sept personnes ont été arrêtées et conduites dans un commissariat d'Istanbul, soupçonnées d'être des complices.

Les enquêteurs s'intéressent à un jet privé

Jeudi après-midi, dans un communiqué, Carlos Ghosn a tenu à éloigner les soupçons visant ses proches : "les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle dans mon départ du Japon sont fausses et mensongères. C'est moi seul qui ai organisé mon départ". Pour l'instant, les enquêteurs ne savent pas comment l'homme d'affaires a quitté sa maison japonaise. En revanche, ils ont épluché les registres de vol et s'intéressent à un jet privé : décollage d'Osaka à 23h10, arrivée à Istanbul à 5h15 avant un autre avion dans la foulée jusqu'à Beyrouth.

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