Carlos Ghosn au Liban : "Personne ne doit s'exonérer de la bonne application de la loi", réagit Christophe Castaner

Carlos Ghosn au Liban en août 2017.
Carlos Ghosn au Liban en août 2017. (WAEL HAMZEH / EPA)

Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé mardi 31 décembre après la fuite au Liban de l'ex-PDG de Renault-Nissan. Carlos Ghosn a quitté le Japon alors qu'il était sous le régime de la liberté conditionnelle.

Les autorités françaises ont, elles aussi, été surprises par le départ de l'ancien dirigeant de Renault-Nissan Carlos Ghosn du Japon. La France "n'a pas été informée" et a "appris par la presse l’arrivée de Carlos Ghosn au Liban", a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué au lendemain de l'arrivée de l'homme d'affaires poursuivi par la justice au Japon pour malversations financières. 

En déplacement dans les Yvelines, mardi 31 décembre, Christophe Castaner a réagi au départ de Carlos Ghosn : "L'avantage d'être ministre de l'Intérieur, c'est que vous vous concentrez sur les affaires intérieures et donc pas forcément sur celles qui relèvent de la justice japonaise ou des accords qui peuvent exister en matière de justice entre le Liban et le Japon. Mais ce que je sais, c'est que personne, quelle que soit sa nationalité, ne doit s'exonérer de la bonne application de la loi", a-t-il affirmé.

Le gouvernement français ne cautionne pas 

Carlos Ghosn "n'est pas au-dessus de lois" a réagi sur France Inter Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. "Si un ressortissant étranger fuyait la justice française on serait très fâché, de l'autre côté c'est un ressortissant libanais, brésilien et français, et le soutien consulaire lui est acquis comme tous les Français", précise Agnès Pannier-Runacher.

Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politiqueCarlos Ghosndans un communiqué

Carlos Ghosn a, de son côté, expliqué ne pas avoir "fui la justice" mais s'être "libéré de l'injustice et de la persécution politique" alors qu'il devait rester sur le sol japonais dans l'attente de son procès. "Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", a écrit Carlos Ghosn, détenteur des nationalités libanaise, française et brésilienne, dans un communiqué transmis par ses porte-parole.

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