Attentat à Beyrouth : au moins 41 morts et plus de 200 blessés dans une attaque de l'Etat islamique

Un double attentat-suicide a été perpétré, jeudi 12 novembre 2015, dans un fief du Hezbollah, dans le sud de Beyrouth. 
Un double attentat-suicide a été perpétré, jeudi 12 novembre 2015, dans un fief du Hezbollah, dans le sud de Beyrouth.  (HASAN SHAABAN / REUTERS)

Deux hommes à pied ont déclenché leurs ceintures explosives devant un centre commercial, dans le sud de la capitale libanaise.

Le bilan pourrait encore s'alourdir au Liban. Au moins 41 personnes ont été tuées et plus de 200 ont été blessées dans un double attentat-suicide perpétré jeudi 12 novembre dans un fief du Hezbollah, dans le sud de Beyrouth, indiquent des sources sécuritaires libanaises. 

"Nous avons des dizaines de blessés et ils continuent d'arriver", a affirmé un médecin de l'hôpital Bahman, dans le quartier de Haret Hreik.

Selon la police, deux hommes à pied ont déclenché leurs ceintures explosives devant un centre commercial de la rue Al-Hussiniyé, dans le quartier de Bourj Al-Barajné, vers 18 heures, alors que des centaines de personnes se trouvaient à proximité des lieux. Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs indiqué qu'un troisième kamikaze avait été tué par une des deux explosions.

Une attaque revendiquée par l'Etat islamique

Il s'agit de la première attaque contre le fief du Hezbollah chiite depuis juin 2014. Un agent de sécurité avait alors été tué en empêchant un attentat à la voiture piégée. Selon la directrice du SITE, un institut qui surveille l'activité des jihadistes sur internet, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat.

Auparavant, une dizaine d'autres attaques avaient endeuillé des bastions du Hezbollah à travers le Liban entre juillet 2013 et février 2014, la plupart revendiquées par des groupes extrémistes sunnites. Le sud de la capitale libanaise avait notamment été frappé, en janvier 2014, par un attentat-suicide qui avait fait quatre morts.

La France fait part de son "effroi"

Le président français, François Hollande, a exprimé dans la soirée son "effroi" et son "indignation" après l'attentat, dénonçant un "acte abject". "Il dénonce cet acte abject et adresse ses condoléances aux familles et aux proches des victimes", a écrit l'Elysée dans un communiqué. "Les Français partagent le deuil national des Libanais. La France est plus que jamais engagée pour la paix, l'unité et la stabilité du Liban", poursuit la présidence dans son bref communiqué.

Dans la foulée, le Premier ministre, Manuel Valls, a lui aussi exprimé sur Twitter son "horreur et effroi."

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