Liban : deux roquettes frappent le fief du Hezbollah au sud de Beyrouth

Les forces de sécurtés libanaises inspectent l\'une des deux zones touchées par des roquettes dimanche 26 mai 2013, dans le sud de Beyrouth (Liban).
Les forces de sécurtés libanaises inspectent l'une des deux zones touchées par des roquettes dimanche 26 mai 2013, dans le sud de Beyrouth (Liban). (ANWAR AMRO / AFP)

L'incident est "probablement lié" à l'engagement de la milice chiite aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie, selon certaines sources.

Quatre personnes ont été blessées dimanche 26 mai dans la chute de deux roquettes sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite Hezbollah (formation politique dotée d'une milice armée) engagé dans les combats en Syrie, selon une source de sécurité.

"Deux roquettes de type Grad sont tombées dans la banlieue sud de Beyrouth, à Chiyah. L'une a atteint le parc d'un vendeur de voitures: quatre personnes ont été blessées et des véhicules ont été endommagés", a expliqué cette source à l'AFP. Selon ce responsable, "les quatre blessés sont des ouvriers syriens". La deuxième roquette a touché un appartement et a causé des dégâts matériels importants, sans faire de victime, selon un photographe de l'AFP sur place.

"Probablement lié au conflit syrien"

"Cet incident est probablement lié au conflit syrien", a affirmé la source de sécurité. Selon cette source, les deux projectiles ont été tirés depuis la région de Aïtat, dans la montagne, à 13 km au sud-est de la banlieue sud. "L'armée libanaise s'est dirigée vers ce secteur", a ajouté la source. 

Peu de temps après ces violences, le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a réagi alors qu'il était en visite à Abou Dhabi. "Nous n'avons pas tous les détails sur l'origine de tout cela, mais la France condamne très fermement les violences qui se sont produites au Liban", a déclaré Laurent Fabius, appelant à "éviter que la guerre en Syrie devienne la guerre au Liban"

Le Hezbollah aux côtés des forces de Bachar Al-Assad

C'est la première fois depuis le début du conflit en Syrie, en mars 2011, que la banlieue sud de Beyrouth est visée. Le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, s'est immédiatement rendu sur les lieux. Cette attaque s'est produite au lendemain d'un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a promis samedi soir à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie où son mouvement combat les rebelles, aux côtés de l'armée syrienne. "La Syrie, c'est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise", a déclaré Hassan Nasrallah, dans ce discours prononcé à l'occasion du 13e anniversaire du retrait israélien du Liban.

Par ailleurs, à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, les combats entre partisans et opposants au président syrien Bachar Al-Assad se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche. Trente personnes, dont trois soldats, ont trouvé la mort en six jours dans ces affrontements, selon une source de sécurité libanaise.

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