Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, a appelé mercredi les autorités libyennes à mettre fin aux combats

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, le 9 mai 2011
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, le 9 mai 2011 (AFP/Mustapha Ozer)

Il a affirmé avoir demandé par téléphone au Premier ministre libyen de "cesser d'attaquer les civils" et d'entamer "des négociations sur un cessez-le-feu immédiat".Une trève permettrait selon Ban Ki-Moon de continuer l'assistance humanitaire nécessaire et de poursuivre en parallèle le dialogue politique.

Il a affirmé avoir demandé par téléphone au Premier ministre libyen de "cesser d'attaquer les civils" et d'entamer "des négociations sur un cessez-le-feu immédiat".

Une trève permettrait selon Ban Ki-Moon de continuer l'assistance humanitaire nécessaire et de poursuivre en parallèle le dialogue politique.

Les rebelles refusent la trève
Les rebelles libyens ont fait savoir peu après qu'ils rejetaient cet appel au cessez-le-feu.

"Nous n'avons aucune confiance en Kadhafi. De toute façon, il ne respecte jamais les cessez-le-feu. Son régime parle de cessez-le-feu et bombarde aussitôt les populations civiles", a déclaré par téléphone à Reuters Zintane Abdoulrahman, porte-parole des insurgés dans le Djebel Nefoussa (ouest).

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Ban Ki-Moon lance un appel en faveur des bateaux de migrants
Concernant le sort tragique de milliers de migrants qui fuient la Libye par voie maritime, M. Ban s'est dit "perturbé par les témoignages indiquant que des personnes fuyant les combats perdent la vie en mer".

"J'ai demandé aux vaisseaux patrouillant en Meditérrannée de ne pas attendre les appels de détresse", a-t-il dit, insistant sur le fait que "tous les bateaux quittant la Libye devaient être considérés comme des navires ayant besoin d'assistance et protection".

Mardi, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait déjà demandé à tous les navires croisant en Méditerranée de respecter les codes de sauvetage de vies humaines en mer, après plusieurs naufrages de bateaux de réfugiés fuyant la Libye.

Une porte-parole du HCR, Melissa Fleming avait alors confirmé qu'"un bateau transportant 600 personnes avait sombré au large de Tripoli" vendredi dernier, venant alourdir un bilan déjà grave.

Selon l'agence onusienne, quelque 12.360 personnes, fuyant les violents combats entre la rébellion libyenne et les forces de Kadhafi, sont arrivées ces derniers mois en Italie et à Malte, à bord de 35 bateaux, créant une crise en Europe sur l'accueil de ces migrants.

D'après les estimations de l'ONU, près de 750.000 personnes ont fui la Libye depuis l'offensive des forces du colonel Kadhafi contre l'opposition.

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