Le procureur de la Cour a requis lundi un mandat d'arrêt contre Mouammar Kadhafi pour crimes contre l'humanité

Mouammar Kadhafi lors d\'une conférence de presse, le 22 mai en 2004.
Mouammar Kadhafi lors d'une conférence de presse, le 22 mai en 2004. (AFP - Fethi Belaid)

Outre le leader libyen, son fils Saïf al Islam et le chef des renseignements libyens, Abdoullah al Senoussi sont également concernés par la procédure.Ces recommandations vont être étudiées par les juges du tribunal de La Haye, qui devront décider si les éléments réunis par le procureur sont suffisants pour émettre les trois mandats.

Outre le leader libyen, son fils Saïf al Islam et le chef des renseignements libyens, Abdoullah al Senoussi sont également concernés par la procédure.

Ces recommandations vont être étudiées par les juges du tribunal de La Haye, qui devront décider si les éléments réunis par le procureur sont suffisants pour émettre les trois mandats.

"Le bureau a rassemblé des preuves directes d'ordres donnés par Mouammar Kadhafi lui-même, des preuves directes de l'organisation par Saïf al Islam du recrutement de mercenaires et des preuves directes de la participation de Senoussi aux attaques contre les manifestants", a déclaré lundi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

Cette dernière qui avait été saisie en février par le Conseil de sécurité de l'Onu pour enquêter sur les violences commises par les forces de sécurité contre des manifestants libyens, ne dispose pas d'une force de police. Elle s'appuie sur les Etats signataires pour procéder aux arrestations.

Mais la Libye n'a pas signé le traité et n'a aucune obligation d'arrêter les trois suspects.

Les réactions à l'annonce de la CPI

Tripoli accuse par la CPI d'être une création de l'Occident. "Les pratiques de la CPI sont contestables", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole libyen et vice-ministre des Affaires étrangères Khaled Kaïm.

A l'inverse, un porte-parole des rebelles dans la ville assiégée de Misrata a salué une "décision importante" et le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a souligné que cette requête rappelait à tous les acteurs du régime libyen que "les crimes ne resteront pas impunis".

Enlisement
Trois mois après le début de la révolte contre M. Kadhafi, qui ont fait des milliers de morts, les lignes de front entre forces gouvernementales et troupes rebelles ne bougent pratiquement plus. Et la chute du pouvoir kadhafiste, espéré par les Occidentaux, ne s'est pas réalisé.

Les journalistes étrangers autorisés à travailler, sous restriction, dans la capitale libyenne, rapportent que les autorités semblent tenir fermement les rênes du pouvoir.

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