Le gouvernement profondément remanié du Premier ministre égyptien Essam Charaf a été investi jeudi

Manifestants sur la Place Tahrir du Caire le 18 Juillet 2011, pour des changements politiques et des réformes rapides
Manifestants sur la Place Tahrir du Caire le 18 Juillet 2011, pour des changements politiques et des réformes rapides (AFP PHOTO/MOHAMED HOSSAM)

Sa formation, attendue lundi, a été retardée de plusieurs jours en raison de tractations et de pressions de la rue.Ce nouveau gouvernement, dont environ la moitié des portefeuilles changent de titulaire, a pour mission de restaurer la confiance dans la réalisation des reformes promises après la chute du régime de Hosni Moubarak en février.

Sa formation, attendue lundi, a été retardée de plusieurs jours en raison de tractations et de pressions de la rue.

Ce nouveau gouvernement, dont environ la moitié des portefeuilles changent de titulaire, a pour mission de restaurer la confiance dans la réalisation des reformes promises après la chute du régime de Hosni Moubarak en février.

Le Premier ministre égyptien a promis jeudi aux manifestants de répondre à leurs exigences malgré la difficulté de la tâche et affirmé que "les objectifs de la révolution" étaient sa priorité, dans son premier discours après le remaniement de son gouvernement.
Essam Charaf, qui faisait une allocution télévisée, a expliqué avoir chargé son gouvernement de préparer un plan d'action ayant comme "but premier la réalisation des objectifs de la révolution et la préservation de ses acquis".

"Les nouveaux ministres du gouvernement de M. Charaf ont prêté serment devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées", l'instance qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed el-Orabi, est remplacé par un autre diplomate de carrière, Mohammed Kamel Amr. Idem pour le ministre des Finances, Samir Radwane, qui cède sa place à un nouveau Premier ministre adjoint, l'économiste Hazem Beblawi, qui cumulera les fonctions.

Deux personnalités très en vue, dont les manifestants de la place Tahrir au Caire demandent le départ, conservent leur place: le ministre de la Justice Abdel-Aziz al-Guindi et celui de l'Intérieur, Mansour Issaoui.

Le poste de ministre des Antiquités n'est pas pourvu. Un nouveau titulaire pressenti ces derniers jours pour succéder à l'archéologue médiatique et controversé Zahi Hawass a refusé la place. Selon la presse, le ministère lui-même pourrait disparaître.

La formation du gouvernement, discutée depuis plus d'une semaine, a été reportée à la suite de difficultés concernant plusieurs portefeuilles et après un malaise dû officiellement au surmenage du Premier ministre, 59 ans, qui a conduit à sa brève hospitalisation.

Ce remaniement se fait sous la pression de manifestants qui campent depuis près de deux semaines place Tahrir au Caire pour réclamer le départ de personnalités jugées proches de l'ancien pouvoir, et pour réclamer davantage de réformes.

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