La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a confirmé jeudi en direct à la télévision des sanctions contre la Syrie

Barack Obama (archives)
Barack Obama (archives) (AFP - Saul Loeb)

Peu auparavant, Barack Obama avait exigé pour la première fois la démission du président syrien Bachar al-Assad et annoncé avoir pris de nouvelles sanctions très dures contre le régime de Damas, comme le gel de tous les avoirs de l'Etat syrien ainsi que l'interdiction de pétrole syrien aux USA.L'Union européenne a aussi demandé le départ d'Assad .

Peu auparavant, Barack Obama avait exigé pour la première fois la démission du président syrien Bachar al-Assad et annoncé avoir pris de nouvelles sanctions très dures contre le régime de Damas, comme le gel de tous les avoirs de l'Etat syrien ainsi que l'interdiction de pétrole syrien aux USA.

L'Union européenne a aussi demandé le départ d'Assad .
Selon le régime de Damas, le président américain Barack Obama et l'Occident cherchent à attiser la violence en Syrie, a affirmé jeudi un haut responsable du ministère syrien de l'Information.

Une mission humanitaire de l'Onu se rendra en Syrie ce week-end pour témoigner de la répression par le régime Assad du mouvement de contestation du régime du président Assad, a indiqué jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA). "Nous avons obtenu la garantie que nous pourrions nous rendre partout où nous le souhaitons" et "nous voulons nous concentrer sur les endroits où des combats ont été rapportés", a déclaré à la presse Valerie Amos, qui dirige OCHA.

UE: "Les promesses d'Assad ont perdu toute crédibilité"
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton
, a demandé jeudi au président syrien Bachar al-Assad de "quitter le pouvoir" et annoncé préparer de nouvelles sanctions, juste après l'annonce des Etats-Unis.

"Les promesses de réformes du président (Bachar al-Assad) ont perdu toute crédibilité, étant donné que les réformes ne peuvent réussir dans un contexte de répression permanente", a-t-elle dénoncé.

L'Union européenne a déjà adopté plusieurs trains sanctions contre la Syrie, principalement des gels d'avoirs et des interdictions de visa visant à ce jour 35 individus et quatre sociétés proches du régime.

Un embargo sur les armes et le matériel pouvant servir à la répression est également en vigueur depuis le mois de mai.

La liste des individus et sociétés visés par les gels d'avoirs et les interdictions de visa doit être élargie très prochainement.

Vendredi, les ambassadeurs des 27 pays de l'UE doivent se retrouver à Bruxelles pour discuter de sanctions supplémentaires. Certains Etats, à l'instar de l'Allemagne, ont lancé l'idée de sanctions économiques qui pourraient inclure un embargo sur le pétrole et le gaz.

Les sanctions de Washington
Barack Obama
a ordonné jeudi le gel des avoirs du gouvernement de Damas et a interdit aux ressortissants américains d'avoir des relations commerciales et d'investir en Syrie . Les importations de pétrole syrien sont également interdites aux Etats-Unis.

La Maison Blanche a fait savoir cependant qu'elle "n'avait pas l'intention" de rappeler son ambassadeur en Syrie, Robert Ford. "Nous avons besoin de lui sur place", a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Tommy Vietor.

Le président américain, condamnant la "brutalité" avec laquelle le régime réprime les manifestations, assure que son pays "ne peut et ne veut imposer la transition" au peuple syrien et qu'il lui revient "de choisir ses nouveaux dirigeants".

Jusqu'à présent, les Etats-Unis n'avaient pas explicitement appelé le président syrien à la démission.

Mardi, Mme Clinton avait déclaré qu'il serait plus efficace que la Turquie ou l'Arabie Saoudite exhortent le président Assad à se retirer plutôt que les Etats-Unis, car ces pays "ont une plus grande influence" sur le dirigeant.

Moscou ne soutient pas les appels au départ
La Russie ne soutient pas les appels des Américains et des Européens au départ du président syrien, Moscou estimant qu'il faut lui donner du temps pour procéder à des réformes, a indiqué vendredi une source russe au ministère des Affaires étrangères.

"Nous ne soutenons pas de tels appels car nous estimons que c'est maintenant qu'il faut donner du temps au président Assad pour qu'il puisse mettre en place les réformes annoncées", a déclaré cette source citée par l'agence Interfax.

Alliée de longue date de la Syrie et fournisseur d'armements à ce pays, la Russie prône avant tout la non-ingérence et appelle au dialogue politique interne depuis le début de la révolte.

Assad assure que les opérations militaires ont cessé, l'opposition conteste
Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé jeudi au secrétaire général de l'Onu que les opérations de repression contre les manifestants avaient cessé.

Mais les insurgés, eux, ont aussitôt contredit le président syrien, affirmant que de nouveaux raids avaient eu lieu à Daïr az Zour, dans l'Est du pays. Quant à Lattaquié, le grand port qui a été bombardé durant plusieurs jours, blindés et soldats d'Assad ont pris position lundi autour d'une mosquée, ont précisé des membres de l'opposition.

Selon les organisations de défense des droits de l'homme, plus de 2.000 personnes sont mortes en Syrie depuis le début de la contestation populaire déclenché mi-mars dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne.

Un rapport accablant remis à l'Onu
Lors d'un entretien téléphonique avec le président syrien, Ban Ki-moon (secrétaire général de l'Onu) a "exprimé son inquiétude face aux dernières informations faisant état de violations répandues et continues des droits de l'homme et de l'usage de la force par les forces de sécurité syriennes contre les civils en Syrie".

Un rapport accablant remis à Genève au Conseil des droits de l'homme de l'Onu affirme que les forces syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques, souvent à bout portant et sans avertissement, tuant au moins 1.900 civils depuis cinq mois, ce qui pourrait constituer un crime contre l'humanité.

Session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'Onu lundi
Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu tiendra lundi une session extraordinaire sur les violences en Syrie. De son côté, le Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, Navy Pillay, pourrait appeler le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale (CPI) sur la situation en Syrie.
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