L'Unesco suspend une partie de ses engagements jusqu'à la fin de l'année

La directrice générale de l\'Unesco, Irina Bokova, le 25 octobre 2011 lors de la 36e session de la Conférence générale de l\'organisation à Paris.
La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, le 25 octobre 2011 lors de la 36e session de la Conférence générale de l'organisation à Paris. (GAO JING / XINHUA / SIPA)

Cette décision est la conséquence du retrait financier des Etats-Unis, à la suite de l'admission de la Palestine au sein de l'organisation fin octobre.

La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a annoncé, jeudi 10 novembre, la suspension d'une partie des engagements de l'agence onusienne jusqu'à la fin de l'année. Cette décision est la conséquence du retrait financier des Etats-Unis lié, lui, à l'admission de la Palestine au sein de l'organisation le 31 octobre.

Ces mesures, qui ne concernent que les nouvelles dépenses et pas les engagements déjà pris, permettront de dégager "une économie de 35 millions de dollars" (25,7 millions d'euros). En y ajoutant les 30 millions de dollars (22 millions d'euros) issus du fonds de roulement, ces sommes combleront, cette année, le déficit de trésorerie estimé à 65 millions de dollars (47,7 millions d'euros), a-t-elle déclaré en clôture de la conférence générale de l'institution, à Paris.

22 % du budget en moins

Avec l'arrêt des subventions américaines, l'Unesco est privée de 22% de son budget, soit 70 millions de dollars (51 millions d'euros). Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepte la Palestine en tant qu'Etat membre en l'absence d'accord de paix avec Israël. 

La directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a regretté cette décision américaine, notamment parce que les fonds des Etats-Unis permettaient à l'organisation de promouvoir "l'éducation relative à l'Holocauste" dans le monde.

 

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