L'objectif de l'intervention militaire internationale en Libye "n'est pas de tuer Kadhafi", a dit mercredi Alain Juppé

\"Il n\'est pas question de s\'enliser en Libye\", assuré le ministre des Affaires étrangères.
"Il n'est pas question de s'enliser en Libye", assuré le ministre des Affaires étrangères. (AFP / Jean-Pierre Muller)

Il "est de faire en sorte que les Libyens eux-même puissent s'en débarrasser", et de déstabiliser les capacités militaires de Kadhafi", a-t-il insisté sur France 24, reconnaissant un "dommage collatéral" avec la mort récente d'un des fils du leader libyen."Nous ciblons des objectifs militaires sur Tripoli", a assuré Alain Juppé.

Il "est de faire en sorte que les Libyens eux-même puissent s'en débarrasser", et de déstabiliser les capacités militaires de Kadhafi", a-t-il insisté sur France 24, reconnaissant un "dommage collatéral" avec la mort récente d'un des fils du leader libyen.

"Nous ciblons des objectifs militaires sur Tripoli", a assuré Alain Juppé.

"Il n'est pas question de s'enliser en Libye" et "il faut que cette intervention militaire ait une fin aussi rapide que possible", a aussi souligné le ministre qui s'est montré plutôt optimiste.

"Au bout de sept semaines on ne peut pas parler d'enlisement, j'espère que cela ne durera pas au-delà de quelques semaines, au plus de quelques mois, mais il est prématuré de parler d'enlisement", a-t-il estimé.

"Nous poursuivons des frappes qui ont pour objectif de déstabiliser les capacités militaires de Kadhafi et simultanément nous sommes à la recherche d'une voie pour pousser à une solution politique", a dit Alain Juppé. "Nous continuerons les frappes jusqu'à ce que nous puissions neutraliser cette capacité" de répression des troupes libyennes.

Pas de "cessez-le-feu bidon"
Le chef de la diplomatie française a enfin rejeté toute idée de "cessez-le-feu bidon" qui gèlerait les positions en Libye au risque d'aboutir à une partition entre l'Est et l'Ouest". Un "vrai cessez-le feu" doit se traduire par "un retrait des troupes de Kadhafi des villes qu'il a occupées", selon lui.

Interrogé sur la date et le lieu d'une "conférence des amis de la Libye", proposée la veille par le président Nicolas Sarkozy, Alain Juppé n'a pas donné d'indication, se bornant à dire que c'était en cours de discussions et qu'il espérait qu'elle pourrait se tenir "dans les semaines qui viennent".

Cette conférence sera l'un des trois sujets abordés jeudi à Rome lors d'une réunion ministérielle du Groupe de contact sur la Libye, a précisé le ministre. "Le premier objectif c'est de mettre au point un mécanisme de financement du Conseil national de transition. Ce n'est pas très facile, il y a des avoirs libyens qui sont gelés". Le deuxième sujet "est de coordonner les contacts multiples pris par des émissaires de Tripoli" autour du représentant spécial des Nations unies, a enfin indiqué Alain Juppé.

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