Kadhafi a accusé le président français d'être un "criminel de guerre qui a entaché l'histoire de la nation française"

Mouammar Kadhafi à la télévision libyenne, le 25 février 2011
Mouammar Kadhafi à la télévision libyenne, le 25 février 2011 (AFP PHOTO/LIBYAN TV)

"C'est un dérangé mental", a-t-il ajouté dans un enregistrement sonore relayé par haut-parleurs à ses partisans rassemblés dans l'est de Tripoli et diffusé par la télévision d'Etat, demandant à ce qu'il soit jugé par un tribunal international.Le leader libyen a aussi appelé jeudi ses partisans à marcher sur Benghazi pour la "libérer" des rebelles.

"C'est un dérangé mental", a-t-il ajouté dans un enregistrement sonore relayé par haut-parleurs à ses partisans rassemblés dans l'est de Tripoli et diffusé par la télévision d'Etat, demandant à ce qu'il soit jugé par un tribunal international.

Le leader libyen a aussi appelé jeudi ses partisans à marcher sur Benghazi pour la "libérer" des rebelles.

Il a également réaffirmé qu'il ne quitterait jamais son pays.

"L'heure de la bataille a sonné. Préparez-vous pour marcher sur Benghazi pour la libérer des traîtres, sur Misrata et les montagnes de l'Ouest", a-t-il déclaré.

Dans son message, le troisième depuis le 1er juillet, le dirigeant libyen contesté a assuré que son "peuple est le plus fort car il défend sa dignité, son honneur et sa terre".

"Les croisés seront vaincus car ils mènent une guerre injuste", a-t-il dit en allusion aux forces de l'Otan qui bombardent les troupes loyales depuis mars.

Jusqu'à la dernière goutte de son sang
Après avoir affirmé dans son précédent message qu'il se batterait " ", il a dit qu'il "resterai aux côtés de [son] peuple jusqu'à la dernière goutte de [son] sang".

"Cette guerre nous a été imposée car les nouveaux colons veulent notre pétrole mais ils ne l'auront pas", a poursuivi le leader libyen, confronté depuis cinq mois à une rébellion armée et isolé par la communauté internationale.

La France avait été avec la Grande-Bretagne, le 19 mars, à l'origine du déclenchement des frappes aériennes internationale contre les forces du régime Kadhafi.

L'opération, sous commandement de l'Otan depuis la fin mars, est autorisée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU qui vise essentiellement à la protection des populations civiles face à la répression du régime de Kadhafi.

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