VIDEO. Un Palestinien meurt lors de manifestations de soutien à Gaza en Cisjordanie

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La tension monte de l'autre côté des territoires palestiniens. Des affrontements ont eu lieu mercredi à Bethléem entre l'armée israélienne et des jeunes venus soutenir la population de Gaza. 

À Bethléem, de violentes manifestations ont opposé mercredi 23 juillet les forces de police palestinienne et israélienne à des jeunes palestiniens, venus crier leur colère alors que l'opération israélienne continuent à Gaza. 

Un Palestinien a été abattu par l'armée israélienne près de Bethléem, qui affirme avoir tiré une balle en caoutchouc dans sa direction. Les manifestants, armés de pierres et de cocktails Molotov voulaient en découdre avec Tsahal, présent dans cette ville de Cisjordanie située à une dizaine de kilomètres d'Israël. La police antiémeute palestinienne a, de son côté, tenté de s'interposer.

Grève générale en Cisjordanie occupée

Des heurts avaient déjà éclaté lundi 21 juillet à Nazareth, la plus importante ville arabe d'Israël. Dix personnes ont été interpelées selon l'armée israélienne. Le même jour, la Cisjordanie occupée était paralysée par une grève générale en solidarité avec la population de Gaza. Ce mouvement avait été lancé par les syndicats et plusieurs mouvements islamistes, avant d'obtenir le soutien de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) du président MahmoudAbbas, qui a appelé à des manifestations dans toute la Cisjordanie.

Mais le gouvernement de Mahmoud Abbas est loin de faire l'unanimité chez les manifestants. Des affrontements ont aussi eu lieu à Ramallah, où siège l'Autorité palestinienne, lundi 21 juillet. Selon le correspondant de RFI, présent sur les lieux, des appels à la révolte contre l'occupation israélienne se sont fait entendre parmi les slogans, mais aussi contre le gouvernement palestinien.

"La seule chose que l'on peut faire, c'est résister, explique Adil à RFI. Il faut résister contre cette vie, c'est aussi simple que ça ! Nous devons faire quelque chose, nous devons changer les choses ici. Nous avons le droit de vivre et toutes les lois en place sont à bannir."

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