Octobre 1996 : quand Jacques Chirac s’énerve après la sécurité israélienne

Franceinfo

Pressé à Jérusalem par une sécurité israélienne zélée, le président de la République joue des bras et de la voix. Une séquence d’anthologie.

Lors de sa première tournée diplomatique en octobre 1996, Jacques Chirac se rend au Moyen-Orient. Alors en pleine visite de la vieille ville de Jérusalem, notamment dans le quartier arabe, le président de la République est freiné dans ses démarches par la sécurité israélienne. Une séquence télévisée qui a fait le tour du monde, le popularisant immédiatement dans les pays arabes. “Quand il est entré, il a écarté deux soldats israéliens, il était costaud, il avait des mains solides”, décrit Zacharia Moushriki, commerçant. Plus tard, Chirac exigera que les soldats de Tsahal sortent de l’église Sainte-Anne, une église catholique appartenant au domaine français de Jérusalem, avant d’y entrer.

Le héros du monde arabe

23 ans plus tard, ces réactions lui valent toujours le respect, voire l’admiration, des peuples arabes. “Jacques Chirac était un Palestinien. Son cœur penchait pour nous, il souhaitait ardemment un État palestinien”, témoigne cet habitant de Jérusalem. Pour sa part, Shlomo Harnoi, ancien responsable des services de sécurité rapprochée israéliens, le ton se fait plus critique : “J’ai tout de suite senti qu’il n’en ferait qu’à sa tête. Ce n’était pas une manière classique de se comporter pour un président de la République. Mais moi je faisais de la sécurité, lui de la politique”.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne