La Cour internationale de justice, un tribunal et des décisions symboliques

franceinfo

La Cour internationale de justice a été fondée après la Seconde Guerre mondiale pour garantir la paix et régler les litiges entre États. Elle ne condamne pas les individus et n'a pas vocation à juger les crimes de guerre et contre l'humanité.

Depuis sa création, 177 affaires ont été portées devant la Cour international de justice (CIJ), mais tous n'aboutissent pas à la fin des litiges ou à des réparations pour les victimes. Par exemple en 2007, la CIJ reconnait le massacre de Srebrenica comme un génocide. En 1995, 8 000 hommes musulmans avaient été assassinés par les troupes serbes de Bosnie, mais la CIJ n'a pas jugé les individus qui ont participé à ce massacre. Elle a examiné l'implication de la Serbie dans ce conflit et cela n'a pas abouti.

La CIJ sans moyen contraignant

Autre cas emblématique : le cas du mur entre Israël et la Palestine. En 2004, la CIJ a déclaré la décision d'Israël de construire un mur contraire au droit international. La construction a pourtant continué. Ce mur est toujours loin quinze ans plus tard. L'avis de la CIJ est consultatif, sans aucune obligation d'exécution. La CIJ a aussi ordonné aux États-Unis de supprimer toute entrave à la libre exportation vers l'Iran. Mais cette décision n'a pas été appliquée et la CIJ n'a aucun moyen de contrainte.

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