Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à dr.) et le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan à Jérusalem, le 10 avril 2016. 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à dr.) et le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan à Jérusalem, le 10 avril 2016.  (GALI TIBBON / AFP)

Israël refuse l'entrée à des élus français du Parti communiste et de la France insoumise

Elles leur recommandent "de ne pas prendre l'avion du tout". Les autorités israéliennes ont fait savoir, lundi 13 novembre, qu'elles refuseront l'entrée sur leur territoire à des élus français du Parti communiste et de la France insoumise, qui disent vouloir rencontrer le dirigeant palestinien emprisonné Marwan Barghouthi.

"Nous n'autoriserons pas l'accès au territoire à ceux qui appellent activement à s'en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme", a prévenu le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan dans un communiqué de ses services et du ministère de l'Intérieur.

La France insoumise dénonce un "déni de démocratie et de liberté"

Ces élus français, dont quatre députés (Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier), ont indiqué dans un communiqué qu'ils comptaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour "alerter sur la situation des près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens". La délégation disait en effet vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël. Il est considéré comme un "terroriste" par l'Etat hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000-2005).

Il est au contraire surnommé "le Mandela palestinien" par ses partisans. La délégation française entendait aussi chercher aussi à voir l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août.

Dans un communiqué, La France insoumise a dénoncé après la déclaration israélienne un "déni de démocratie et de liberté" qui est "aussi consternant qu'inacceptable". Le mouvement appelle "le président de la République, le gouvernement et le président de l'Assemblée nationale à intervenir pour que cette menace d'interdiction ne soit pas rendue possible".

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