Israël : le procureur général veut inculper Benyamin Nétanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 10 février 2019 à Jérusalem. 
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 10 février 2019 à Jérusalem.  (GALI TIBBON / POOL / AFP)

Cette décision intervient 40 jours avant les élections législatives anticipées du 9 avril en Israël. Elle menace le long règne du Premier ministre, qui brigue un cinquième mandat après bientôt 13 ans de pouvoir. 

Sa décision pourrait changer la donne électorale en Israël. En pleine campagne pour les élections législatives anticipées du 9 avril, le procureur général israélien a informé, jeudi 28 février, le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, de son intention de l'inculper pour corruption, fraude et abus de confiance, a annoncé le ministère de la Justice.

Le magistrat, Avichaï Mandelblit, a indiqué que sa décision n'était pas "finale" et qu'il offrait au Premier ministre la possibilité de s'expliquer devant lui avant de prendre une décision définitive.

Vers la fin du long règne de "Bibi" ? 

Les soupçons de corruption, fraude et abus de confiance concernent le "dossier 4000", un nom de code donné par les enquêteurs pour qualifier l'affaire considérée comme la plus grave pour le Premier ministre. Ce dernier y est soupçonné d'avoir tenté de s'assurer une couverture favorable de la part du site d'information Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales. Celles-ci pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq, le principal groupe de télécommunications israélien, dont l'actionnaire majoritaire de l'époque était le propriétaire de Walla.

Le magistrat compte par ailleurs inculper Benyamin Nétanyahou pour fraude et abus de confiance dans deux autres dossiers.

Bien que prévue depuis plusieurs semaines, cette décision menace le long règne de "Bibi", 40 jours avant les élections législatives anticipées. Benyamin Nétanyahou, 69 ans et bientôt 13 ans de pouvoir, brigue un cinquième mandat. Son parti, le Likoud (droite), a dénoncé une "persécution politique".

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