4 Vérités – Collard : "La manière de faire de Buisson est minable"

France 2

Gilbert Collard est l'invité de Caroline Roux sur le plateau des 4 vérités de France 2 ce mercredi 28 septembre.

En réaction au décès de Shimon Peres, père fondateur de l'État d'Isreal et prix Nobel de la Paix, Gilbert Collard estime que "c'est l'homme qui a été capable à la fois de doter Israël de la bombe atomique et  se signer les accords d'Oslo. Ce n'était pas un béni-oui-oui, mais un véritable homme d'État, qui a su utiliser la force et la paix. C'est aussi un homme d'une génération authentique, qui a contribué la construction de l'État d'Israël, toujours habité par une très haute idée de la morale que l'État d'Israël porte."

Le budget 2017 : "du music-hall"

Interrogé sur la publication du livre de Patrick Buisson, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, qui raconte comment Nicolas Sarkozy a aidé Jean-Marie Le Pen à avoir ses signatures pour se présenter aux présidentielles de 2007, l'avocat juge "cette manière de faire minable : que quelqu'un qui travaille dans l'intimité avec vous trahisse à ce point m'est insupportable. Si ce qu'il nous apprend sur Nicolas Sarkozy est effroyable, ce n'est pour autant pas une magouille, mais de petits arrangements entre ennemis : quand on est ostracisé comme l'est le FN, on n'a pas de signature. Si Nicolas Sarkozy veut s'abaisser à en donner, on les prend et on élève au niveau de notre combat. "

Lors des manifestations contre le CPE, toujours selon Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy aurait donné des consignes aux forces de l'ordre pour laisser s'affronter des bandes rivales :
"S'il est vrai que Nicolas Sarkozy a joué contre la République, je ne l'accepte pas !", réagit Gilbert Collard. Quant au dernier budget du quinquennat, considéré comme insincère par une partie de l'opposition et par la Cour des Comptes : "C'est devenu du music-hall", estime l’élu. "Alors que les chiffres du chômage s'aggravent, Mme El Khomeri nous dit qu'il ne faut pas s'en faire. Monsieur Hollande, c'est la grande Zoa. C'est grave pour le pays : jusqu'où va-t-on aller dans les bobards ?"

Vous êtes à nouveau en ligne