Iran. Paris et Washington demandent une enquête sur la mort d'un blogueur en prison

Des policiers, à Téhéran (Iran), le 24 février 2012.
Des policiers, à Téhéran (Iran), le 24 février 2012. (ANDREY STENIN / RIA NOVOSTI / AFP)

Selon plusieurs organisations des droits de l'homme, Sattar Behechti, opposant au régime de Téhéran, est mort sous la torture.

PROCHE-ORIENT - La mort du blogueur iranien Sattar Behechti prend un tour diplomatique. Après Paris, Washington réclame, vendredi 9 novembre, une enquête sur les conditions de sa mort en prison.

D'après plusieurs organisations des droits de l'homme et les opposants des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), Sattar Behechti est mort dans le centre de détention de Kahrizak, près de Téhéran (Iran), où il était emprisonné depuis le 28 octobre. Il "a été tué sous la torture par les bourreaux du régime, huit jours après son arrestation", ont indiqué les OMPI, principal groupe de l'opposition iranienne à l'étranger.

Une victime de "la campagne de répression violente"

La France a appelé jeudi les autorités iraniennes à "faire toute la lumière sur les circonstances de son décès". "La France exprime sa plus vive inquiétude quant à la dégradation constante de la situation des droits de l'Homme en Iran", a ajouté Vincent Floréani, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay.

"Sattar Behechti est l'une des milliers de victimes de la campagne de répression violente et d'atteinte aux libertés fondamentales menée par le gouvernement iranien", écrit de son côté la diplomatie américaine dans un communiqué. "Behechti avait été arrêté pour le seul crime d'avoir exprimé ses opinions politiques sur internet. Nous nous associons à la communauté internationale pour exiger du gouvernement iranien qu'il enquête sur ce meurtre, demande des comptes aux responsables de l'interpellation, des actes de torture et de la mort de Behechti et cesse immédiatement d'harceler sa famille", a fustigé la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Vous êtes à nouveau en ligne